Réduction de la dotation de l’ANAH prévue en 2027

Le projet de loi de finances va faire perdre 200 millions d’euros à l’ANAH en 2027, sa dotation passerait ainsi à 1,2 milliard d’euros. Une baisse qui devrait rediriger les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ vers le dispositif des CEE pour leurs projets d’efficacité énergétique en monogeste.

Efficacité énergétique
Dotation ANAH 2027 Efficacité énergétique
Le projet de loi de finances prévoit une baisse de la dotation de l'ANAH pour 2027.

Pourquoi cette baisse de budget pour l’ANAH ?

On l’a vu depuis le début de l’année : impulsion est donnée, par le gouvernement, vers l’électrification et la décarbonation de toutes les opérations d’efficacité énergétique. Son grand plan d’électrification se manifeste notamment dans le resserrement des aides à la rénovation énergétique. 

Donner du vent dans la voile de la décarbonation est un moyen d’anticiper les prochaines crises et de renforcer l’indépendance énergétique française. Réduire la dépendance aux énergies fossiles, c’est miser davantage sur les énergies renouvelables et le parc nucléaire. 

Moins d’opérations sont désormais soutenues par les aides publiques, qui se concentrent sur les travaux de décarbonation à l’heure actuelle, ainsi que sur la rénovation d’ampleur pour les ménages modestes et très modestes. D’autres opérations telles que l’isolation des toitures, des murs ou le remplacement des fenêtres ne sont plus soutenues par le dispositif. Les bénéficiaires doivent donc se tourner vers le dispositif des CEE.

Pour rappel, la dotation de l’Etat constitue l’une des sources de financement des aides publiques de l’ANAH (dont MaPrimeRénov’, mais également MaPrimeAdapt’). Pour l’heure, le budget spécifique de MaPrimeRénov’ 2027 n’est pas encore connu.

Pour les opérations en monogeste, les CEE

La baisse du budget de l’ANAH va dans le même sens, confirmant et renforçant le rôle central des CEE dans le monde de la rénovation énergétique. Ils remplacent désormais MaPrimeRénov’ pour les opérations par geste. 

Cette réorientation ouvre un espace plus large aux CEE, appelés à prendre le relais sur les opérations en monogeste tout en accompagnant la priorité donnée à la décarbonation. Le dispositif peut ainsi orienter les ménages vers les travaux les plus efficaces pour réduire l’usage des énergies fossiles, comme l’installation d’une pompe à chaleur ou d’un système de régulation performant, sans écarter les gestes complémentaires qui limitent les besoins énergétiques du logement. 

Dans un contexte de resserrement des aides publiques, les CEE deviennent donc un levier déterminant pour maintenir la dynamique des travaux, réduire le reste à charge et inscrire chaque opération dans une trajectoire énergétique plus cohérente.