Les raccordements aux réseaux de chaleur et la valorisation de chaleur fatale constituent des viviers importants d’efficacité énergétique. L’édition 2025 du Panorama de la chaleur renouvelable et de la récupération permet de se faire une idée des opportunités.
Zoom sur l’édition 2025 du Panorama de la chaleur renouvelable et de la récupération
Ce document est conjointement publié par l’AFPG (Association Française des Professionnels de la Géothermie), le CIBE (Comité Interprofessionnel du Bois-Energie), le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) et UNICLIMA (Groupement français des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques), avec le soutien de l’ADEME (Agence de la Transition Ecologique).
L’édition 2025, publiée en mars dernier, est la 9ème occurrence de ce Panorama. Le document fait état entre autres de la progression de la chaleur renouvelable en 2024, qui a atteint 28,9% de la consommation finale de chaleur en France métropolitaine. Diverses filières composent la production de chaleur renouvelable dans l’Hexagone, parmi lesquelles les réseaux de chaleur et de froid, et la valorisation de chaleur fatale.
La récupération de chaleur fatale, un gisement encore très inexploité
Pour rappel, la chaleur fatale est la chaleur générée par des activités ou des équipements sans que ceux-ci aient pour fonction première de la produire. Cette chaleur, lorsqu’elle n’est pas récupérée à d’autres fins, est tout simplement perdue. La récupération de chaleur fatale représente donc une opportunité d’amélioration de l’efficacité énergétique dans de nombreux domaines d’activité.
La chaleur fatale provient de sources multiples :
- Rejets thermiques de fumées
- Stations d’épuration des eaux usées
- Sites industriels
- Data centers
- UVE (Unités de Valorisation Energétique)
- Usines d’incinération des ordures ménagères
- Sites de production d’énergie (géothermie, bois-énergie, solaire thermique, biogaz, nucléaire…)
- …
Le Panorama de la chaleur renouvelable et de la récupération établit que la chaleur fatale représente une source d’économies d’énergie toujours peu exploitée : en 2024, le potentiel était estimé à environ 90 TWh/an, dont 29 TWh pourraient être récupérés par les réseaux de chaleur d’ici 2035.
Réseaux de chaleur et de froid : vecteur de massification des EnR ?
Quelques chiffres sur les réseaux de chaleur et de froid en 2024 :
1 041 réseaux de chaleur étaient en service
Ces réseaux de chaleur ont livré 32,3 TWh à plus de 52 400 bâtiments
Dont 21,5 TWh, soit 67% de l’énergie livrée à ces bâtiments, issue d’EnR et de récupération
Par ailleurs, la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) prévoit un objectif de 39,5 TWh de chaleur issue d’EnR livrés via réseaux de chaleur d’ici 2030. Par rapport à 2024, qui fait l’objet de cette publication (et donc en 6 ans), cela représente presque le double.
Économie d’Énergie continue d’accompagner les projets de réseau de chaleur sur la P6
Face au gisement inexploité que représente la chaleur fatale et aux objectifs ambitieux de la PPE, il existe des dispositifs ayant déjà prouvé leur pertinence pour soutenir les acteurs du résidentiel, du tertiaire ou de l’industrie souhaitant mettre en œuvre des projets d’efficacité énergétique. Parmi ces leviers financiers : les CEE (Certificats d’Economies d’Energie). Une question, un besoin d’accompagnement ? N’hésitez pas à contacter nos spécialistes !
Et pour retrouver l’édition 2025 du Panorama de la chaleur renouvelable et de la récupération, cliquez sur ce lien.
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