Une nouvelle aide pour relancer l’occasion électrique
Publié au Journal officiel le 12 août 2026, l’arrêté du 10 août crée une fiche d’opération standardisée dédiée à l’achat ou à la location d’une voiture particulière électrique d’occasion.
Les véhicules électriques de seconde main deviennent donc éligibles à une prime CEE, alors que les aides publiques s’étaient jusqu’ici largement recentrées sur les modèles neufs. Pour les ménages comme pour les professionnels, cette évolution peut contribuer à lever une partie du frein financier à l’acquisition d’un véhicule électrique, tout en donnant davantage de visibilité au marché de l’occasion.
La prime sera applicable pendant quatre ans. Son montant dépendra de l’opérateur mobilisé et de la valorisation des CEE.
Quelles conditions pour bénéficier de la prime ?
Le dispositif reste strictement encadré. Pour ouvrir droit à la prime, la voiture doit :
- Être 100 % électrique
- Avoir été immatriculée pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023
- Être achetée ou louée auprès d’un professionnel de l’automobile habilité (les ventes entre particuliers ne sont donc pas concernées)
L’état de la batterie constitue également un critère central. Elle devra conserver au moins 80 % de sa capacité initiale. À défaut, l’autonomie résiduelle du véhicule devra atteindre au moins 200 kilomètres, ou représenter au moins 80 % de l’autonomie établie lors de son homologation.
Autre condition importante : l’acquéreur devra conserver la voiture pendant au moins trois ans. En cas de location, le contrat devra être conclu pour une durée minimale de trois ans, hors reconduction tacite. Aucune condition de revenus n’est prévue, ce qui ouvre le dispositif à un public large, sous réserve de respecter l’ensemble des critères techniques et administratifs.
Une bonification spécifique est toutefois prévue jusqu’à la fin de l’année 2026 pour les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne.