MaPrimeRénov’ : de nouveaux recentrages attendus au profit de l’électrification

Dans la continuité des ajustements déjà engagés avec MaPrimeRénov’, le dispositif va davantage se recentrer sur l’électrification des usages, avec une place renforcée pour les pompes à chaleur et une réduction du nombre de gestes isolés encore éligibles.

Efficacité énergétique
Changements MaPrimeRénov' à la rentrée Efficacité énergétique
Le dispositif se tourne vers l'électrification des usages.

Un parcours monogeste resserré autour de quelques équipements

Pour les travaux réalisés geste par geste, plusieurs opérations ne seraient plus soutenues par MaPrimeRénov’. Les suppressions concerneraient notamment des opérations d’isolation thermique (isolation des combles, des toitures, remplacement des fenêtres), pourtant source d’importants gains énergétiques, ainsi que l’installation des équipements suivants :

  • Poêles à bois ou à granulés
  • Chauffe-eau solaire, chauffage solaire
  • Pompes à chaleur dédiées à la seule production d’eau chaude sanitaire
  • Systèmes de ventilation

Dans la logique du plan d’électrification du gouvernement, le parcours monogeste se concentrerait ainsi sur les pompes à chaleur destinées au chauffage et le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid. 

Les rénovations d’ampleur conditionnées à l’abandon du chauffage au gaz

Par ailleurs, les rénovations d’ampleur réalisées en maison individuelle ne pourront plus bénéficier de MaPrimeRénov’ si un chauffage au gaz est conservé après les travaux.

Dans un contexte où les forfaits maximaux d’aide ont déjà été revus à la baisse, les ménages devront parfois arbitrer entre remplacement du système de chauffage, travaux d’isolation et gestes complémentaires de confort. Pour les professionnels du secteur, ces évolutions confirment la nécessité d’anticiper les nouvelles règles de financement et de mobiliser les primes CEE pour soutenir leurs projets d’efficacité énergétique.

Les CEE conservent donc un rôle déterminant en maintenant un levier d’aide complémentaire pour certaines opérations moins soutenues par les dispositifs publics, tout en offrant aux maîtres d’ouvrage une marge de manœuvre précieuse pour construire des plans de financement adaptés à leurs contraintes techniques, budgétaires et patrimoniales.