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chaudière à gaz

Chaudière à gaz basse température

La chaudière à gaz basse température est un système de chauffage efficace. Pour faire des économies d'énergie, mieux vaut privilégier d'autres équipements.

L’essentiel

La chaudière à gaz basse température constitue un système de chauffage classique des logements.

Ce type d’installation bénéficie d’une efficacité énergétique saisonnière (l’ETAS) inférieure à 80% et ne fait pas partie des chaudières à haute performance énergétique. Le recours à ce type d’appareil doit rester une exception.

Depuis 2018, la pose d’une chaudière à gaz basse température avec évacuation des combustibles par cheminée est interdite sur conduits individuels. Il en va de même pour le remplacement par un équipement du même type. En cas de remplacement de votre chaudière à gaz, l’installation d’une chaudière à condensation, plus performante, sera privilégiée.

Voici les avantages d’une chaudière à basse température :

  • Son rendement peut atteindre 90% ;
  • Elle permet de faire jusqu’à 15% d’économies par rapport à une chaudière à gaz classique ;
  • Elle rejette moins de gaz carbonique (Co2) qu’une chaudière classique, réduisant l’empreinte carbone de votre habitation ;
  • Investissement sur la durée : la chaudière à gaz à basse température a durée de vie de 20 ans ;
  • Elle est simple d’utilisation ;
  • Elle demande peu d’entretien.
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Le fonctionnement d’une chaudière à gaz basse température

L’eau qui circule dans vos radiateurs est réchauffée grâce à la combustion du gaz. La chaleur ainsi produite est acheminée dans tout le logement via le réseau de tuyaux.

La différence avec une chaudière à gaz classique tient à la température de l’eau distribuée dans le circuit de chauffage central, qui atteint 40 à 50°C pour ce type d’installation, contre 90° pour un modèle de chaudière classique. La température de l’eau présente dans le circuit étant moins élevée, la consommation de combustible nécessaire pour chauffer l’eau est réduite.  Ce système permet donc de faire des économies d’énergie.

Avec une consommation d’énergie plus faible, la température d’évacuation des fumées baisse (90 à 120°C). L’évacuation des fumées se fait soit par un conduit de cheminée qui devra impérativement être tubé pour le protéger de l’humidité, soit une évacuation VMC (Ventilation mécanique contrôlée), soit par un système de ventouse.

La chaudière à gaz basse température : mixte et rentable

Il existe des chaudières à gaz basse température simple et mixte.

  • La chaudière simple fournit du chauffage pour le logement.
  • La chaudière mixte procure de l’eau chaude pour un usage sanitaire et pour le chauffage central.
    Par ailleurs, le gaz reste l’énergie fossile la plus rentable malgré la hausse des prix chaque année. Ainsi, le coût d’une chaudière à gaz basse température a un bon amortissement si l’on prend en compte l’investissement initial, l’entretien annuel et la durée de vie de l’appareil.

 

Une installation réglementée

La directive européenne Eco-conception (2015) prévoit la suppression progressive du marché des chaudières basse température. Le taux d’émission d’oxydes d’azotes (NOx) issu de la combustion du gaz naturel consommé par ce type de chaudière dépasse la limite européenne tolérée (56 mg NOx/kWh).

Ainsi, depuis 2018, l’installation d’une chaudière à gaz basse température est interdite dans une maison individuelle quel soit la nature du raccordement au conduit : VMC, ventouse ou cheminée.

En appartement, le remplacement d’une chaudière à gaz classique pour un modèle basse température reste possible mais uniquement dans certains cas spécifiques :

  • Le conduit de fumée collectif doit être équipé d’une évacuation VMC. Le conduit VMC permet de retirer les fumées de combustion de la chaudière. Les installations qui disposent de ce type d’évacuation doivent être équipées d’un système de sécurité intitulé DCS (Dispositif de sécurité collective). Ce procédé a pour but d’éviter le danger de refoulement d’air dans l’habitation.
  • Le conduit individuel de cheminée doit faire plus 10 mètres de hauteur.
    La chaudière à condensation ou chaudière à très haute performance énergétique (THPE) devient progressivement la norme dans tous les logements. Elle est obligatoire pour les maisons individuelles. Sa mise en place permet de bénéficier des aides écologiques existantes.

Le prix moyen

Le coût d’une chaudière à gaz basse température varie entre 2000 et 5000 euros. Son prix évolue selon le modèle et les fonctions de l’appareil : chauffage seul ou chauffage et eau chaude sanitaire.

Pour un fonctionnement optimal, cette chaudière nécessite des équipements adaptés (émetteurs de chaleur douce) et doit être raccordée à un plancher chauffant ou à un radiateur basse température.

Des coûts supplémentaires sont à prévoir si votre logement n’est pas raccordé à un réseau de gaz de ville. Il est aussi possible de raccorder la chaudière à une citerne au gaz propane individuelle. Une opération qui peut s’avérer plus ou moins coûteuse et complexe selon la distance entre votre chaudière et la citerne.

Des frais sont aussi à prévoir pour tuber votre cheminée, afin d’éviter le risque de condensation des produits de combustion.

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L’entretien

L’entretien annuel de votre chaudière est une obligation légale. Il doit être effectué par un professionnel qualifié pour vérifier le bon fonctionnement des équipements, de la combustion et des consignes de sécurité.

Pour les chaudières dont l’évacuation des fumées se fait via un une cheminée, il convient aussi de procéder deux fois par an, à un ramonage du conduit pour évacuer les résidus accumulés. Un simple contrôle suffit pour les chaudières à ventouse.

Une combustion optimale permet de réduire sa facture énergétique. Un bon entretien de votre chaudière à gaz basse température prolonge sa durée de vie et limite les émissions de gaz à effet de serre.

Remplacer sa chaudière à gaz basse température et bénéficier d’aides financières

La chaudière à gaz basse température n’est plus éligible à la majeure partie des aides énergétiques en vigueur.

En logement individuel, remplacer une ancienne chaudière à gaz basse température par un modèle plus performant permet de bénéficier de dispositifs d’aides, d’améliorer la performance énergétique de l’installation et d’alléger sa facture de chauffage.

Pour en bénéficier, l’équipement doit :

  • Faire preuve d’une efficacité énergétique saisonnière (ETAS) égale ou supérieure à 90%
  • Etre installé par un professionnel certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE)

Les alternatives possibles

Pour remplacer votre ancien équipement, il sera préférable d’opter pour une chaudière à condensation, une pompe à chaleur air-eau, une pompe à chaleur géothermique ou photovoltaïque ou une chaudière à bois. Des options de rénovation plus écologiques et éligibles aux subventions.

Ma Prime Rénov’

Cette subvention s’adresse aux propriétaires qui réalisent des travaux dans leur résidence principale, qu’ils occupent leur logement ou le louent. Le logement doit être construit depuis plus de 2 ans. Le dépôt de la demande de prime doit être effectué avant le démarrage des travaux.

Pour l’installation d’une pompe à chaleur air-eau, MaPrimeRénov’ est versée aux ménages dont les ressources sont très modestes, modestes et intermédiaires (Barèmes BLEU, JAUNE et VIOLET). Le montant accordé est fixe. Il est de 4000 euros pour les revenus très modestes, 3000 euros pour les modestes, 2000 euros pour les intermédiaires.

Pour des travaux de rénovation énergétique visant à l’installation d’une pompe à chaleur géothermique ou photovoltaïque, les foyers éligibles sont les mêmes. Les montants sont de 10 000 euros pour les très modestes, 8000 euros pour les modestes, 4000 pour les intermédiaires.

La pose d’une chaudière à bois alimentée manuellement avec des bûches est soutenue à hauteur de 8000 euros pour les très modestes, 6500 euros pour les modestes, 3000 pour les intermédiaires.

L’aide pour l’installation d’une chaudière à condensation ou chaudière à très haute performance énergétique s’adresse quant à elle aux ménages aux ressources très modestes (1200 euros) et aux foyers bénéficiant de ressources modestes (800 euros).

Prime CEE : le Coup de pouce Chauffage

Tous les ménages, propriétaires, locataires ou bailleurs, quels que soient leurs revenus, peuvent prétendre au versement de cette subvention. Le montant des primes dépend des ressources des ménages.

Le remplacement d’une chaudière individuelle ancienne par une chaudière biomasse performante ou une pompe à chaleur sera soutenu à hauteur de 4000 euros pour les ménages modestes. Les autres ménages se verront versés une prime de 2500 euros pour l’installation de ces équipements.

La prime CEE fonctionne aussi pour le remplacement d’une chaudière individuelle par une chaudière au gaz à très haute performance énergétique. Le montant accordé est de 1200 euros pour les ménages modestes et de 600 euros pour les autres ménages.

TVA taux réduit

Certains travaux de rénovation ou d’amélioration énergétique dans des logements se voient appliqués un taux de TVA réduit. C’est le cas des chaudières gaz à très haute performance énergétique (THPE). Ainsi, les chaudières à condensation bénéficient d’un taux réduit à 5,5%.  Les pompes à chaleur autres que air/air bénéficient du même taux.

Deux conditions pour que ce taux soit applicable :

  • Les logements doivent avoir été construits depuis plus de deux ans (maison ou appartement) à la date des travaux.
  • Ils doivent être affectés qu’à un usage d’habitation.

Les équipements installés doivent respecter des exigences de performances environnementales imposées par l’Etat. L’efficacité énergétique saisonnière (ETAS) doit à cet égard être supérieure ou égale à 92% pour les chaudières.

 

L’Eco-Prêt au taux zéro (éco-PTZ)

Il s’agit d’un taux d’intérêt à taux zéro qui permet de financer les travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique de votre logement. Ce prêt est accordé sans conditions de ressources au propriétaire bailleur ou occupant du bien. Il est d’un montant maximal de 15 000 euros.

Plusieurs conditions doivent être remplies pour en bénéficier :

  • Le logement doit être achevé depuis plus de deux ans à la date du début des travaux.
  • Le logement doit être déclaré comme résidence principale (maison ou d’un appartement).
  • Les travaux doivent être effectués par un professionnel certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).

Parmi les travaux éligibles au taux zéro, l’installation ou le remplacement du système de chauffage, d’une pompe à chaleur, l’installation d’un système de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable (chaudière à bois ou équipement de chauffage fonctionnant à l’énergie hydraulique ou l’énergie solaire).

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