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Les déperditions thermiques : quelles conséquences ?

11 Mar 22 Rénovation énergétique

Limiter les déperditions thermiques constitue l’une des priorités en matière de rénovation énergétique. Découvrez l’impact d’une maison mal isolée subissant des pertes de chaleur.

Impact déperditions thermiques

Quelle est la répartition des déperditions thermiques dans un bâtiment ?

Selon l’Ademe (agence de la transition écologique), les travaux d’isolation thermique sont à envisager en priorité dans le cadre d’un projet de rénovation énergétique. Ils permettent de limiter les déperditions thermiques qui se répartissent de la manière suivante au sein d’une maison non isolée et construite avant 1974 :

  • Jusqu’à 10% au niveau des planchers bas : l’isolation de plancher bas peut s’effectuer de plusieurs manières, par le sous-sol ou par la mise ne place de panneaux isolants sur le sol.
  • Jusqu’à 15% au niveau des parois vitrées : l’isolation des fenêtres peut se faire en rénovation en passant du simple vitrage aux fenêtres à double vitrage.
  • Jusqu’à 25% au niveau des murs : l’isolation des murs peut être effectuée par l’extérieur ou par l’intérieur. L’isolation par l’extérieur a l’avantage de ne pas empiéter sur la surface habitable, tandis que l’isolation par l’intérieur est moins onéreuse.
  • Jusqu’à 30% au niveau du toit et des combles : l’isolation de toiture et l’isolation des combles constituent donc les opérations à considérer en premier lieu lorsque l’on envisage d’isoler un bâtiment.

Les déperditions de chaleur ont de nombreuses implications sur un bâtiment et sur ses occupants, allant d’un amoindrissement du confort thermique aux dégradation sur le bâti. Elles sont également responsable d’une consommation d’énergie plus élevée, puisqu’un logement mal isolé nécessite de solliciter davantage le système de chauffage.

Quelles implications pour le confort thermique des occupants ?

Le confort thermique, c’est cette sensation de bien-être à l’intérieur d’un bâtiment, en exposition à la température ambiante. Les déperditions thermiques ont donc des conséquences directes sur le confort des occupants d’un logement ou d’un local professionnel. L’Ademe relève trois impacts principaux d’une mauvaise isolation :

  • Des infiltrations parasites, qui provoquent des mouvements d’air et une sensation d’inconfort au sein du bâtiment.
  • Des murs froids qui réduisent la température ressentie par les occupants. Même avec un thermostat réglé sur la température souhaitée, la différence entre la température de l’air ambiant et celle des murs provoque cette sensation d’inconfort.
  • De l’humidité, source d’une impression de froid dans les voies respiratoires. Cet inconfort est résolu lorsque le taux d’humidité est compris entre 40 et 60%.

Face à ces problèmes, augmenter la température n’est pas la solution car 1°C supplémentaire se traduit par une augmentation de l’ordre de 7% sur le montant des factures énergétiques. Pour y remédier, une isolation correcte du bâtiment doit être privilégiée.

Quels sont les avantages de l’isolation thermique ?

Les travaux d’isolation, en limitant considérablement les déperditions thermiques, présentent quatre grands points forts :

  • Premier et non des moindres, ils améliorent le confort thermique des occupants. Toujours selon l’Ademe, une température ambiante de 20°C et une paroi froide à 14°C entraînent une température ressentie de 17°C, quand elle devrait être à 19,5°C pour un véritable confort thermique. Par ailleurs, isoler permet de limiter les infiltrations d’air et réduit le taux d’humidité.
  • Isoler, c’est aussi réduire le montant des factures énergétiques. En limitant les déperditions thermiques là où ils se produisent, on sollicite d’autant moins le système de chauffage du bâtiment. Un point relativement important lorsque l’on sait que le chauffage représente les deux tiers de la consommation d’énergie d’un ménage !
  • Les occupants d’un bâtiment émettent eux-mêmes jusqu’à 200g de vapeur d’eau par heure. C’est sans compter les appareils électroménagers et les salles d’eau, qui contribuent aux émissions de vapeur d’eau. Réduire cette humidité, c’est préserver le bâtiment de la condensation : il vieillit mieux et se dégrade moins.
  • Enfin, ces travaux permettent de valoriser un bien sur le marché de l’immobilier en obtenant une meilleure étiquette énergétique. En 2020, selon une étude sur la valeur verte des logements menée par les Notaires de France, les appartements classés A ou B ont bénéficié d’une plus-value allant jusqu’à 17% dans certaines régions de France. A l’inverse, le prix des passoires thermiques aura diminué jusqu’à 14% la même année.

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