Connectez-vous

×
Vous êtes ici : Accueil » Je compare les énergies » Les énergies traditionnelles » L’électricité d’origine thermique
Isolez vos combles pour 1€ !

L’électricité d’origine thermique


économie d'énergie centrale thermique Une centrale thermique est une centrale produisant de l’électricité à partir d’une source de chaleur. Cette source est souvent du gaz naturel, du fioul, du charbon, des déchets industriels ou agricoles, des déchets ménagers ou bien des huiles minérales. 
 
Après le nucléaire et l'électricité « verte » (hydraulique, éolien…), les centrales thermiques classiques sont la 3ème source de production d'électricité en France.

 
Principe de fonctionnement

fonctionnement electricite thermique


La combustion
Le gaz, le fioul ou le charbon (tous trois combustibles) sont brûlés dans les brûleurs d’une chaudière.

 La production de vapeur
 La chaudière, qui peut atteindre jusqu’à 90 m de haut, est recouverte de tubes dans lesquels circule de l'eau froide.
Cette eau est alors chauffée grâce à la chaleur dégagée par le combustible qui brûle, elle est envoyée sous pression par des turbines, et se transforme en vapeur.

 La production d'électricité
 La vapeur d’eau ainsi créée fait tourner une turbine qui entraîne à son tour un alternateur, qui produit ce que l’on appelle un courant électrique alternatif. La tension du courant électrique produite est élevée par un transformateur, afin de faciliter le transport du courant dans les lignes à haute et très haute tension.

 Le recyclage
 La vapeur d’eau sortie des turbines est de nouveau « liquéfiée » par un condenseur dans lequel circule de l’eau froide (eau de mer ou de fleuve), afin que la même eau de départ puisse recommencer un nouveau cycle de production de l’électricité.
Les fumées de combustion sont dépoussiérées grâce à des filtres et sont évacuées par des cheminées.

 Les différents types de centrales solaires
    • Centrales au charbon
    • Centrales au gaz
    • Les Centrales au fioul
    • Centrale solaire
    • Centrale géothermique

Dans quels cas met-on en route les centrales thermiques ?
L’électricité est une énergie qui ne peut pas être stockée. Ainsi, la production d’électricité doit être identique au niveau de la demande de la part des consommateurs. Cela implique donc une grande flexibilité des moyens de production, car toute modification de la consommation en France doit être automatiquement et instantanément répercutée sur tout le système électrique.
 

Exemple de suivi de consommation en France
 
pic de consommation

 Ainsi, en cas de pic de consommation, les centrales thermiques sont mises en route et leur rôle est de réguler la production d’électricité, afin de pallier à une demande croissante à laquelle les centrales nucléaires seules ne peuvent répondre.
 Les centrales thermiques ont donc un rôle d’ajustement, afin qu’il y ait toujours équilibre entre offre et demande d’électricité.
 C’est le gestionnaire des Réseaux de Transport d’Électricité (RTE) qui est chargé de prévoir les évoluions de la consommation française, et ce afin de réguler la production d’électricité.
 Les rôles du RTE sont multiples :
 
    • il gère les infrastructures du réseau,
    • il gère également les flux d’électricité (pour équilibrer le couple offre/demande),
    • il veille à la sécurité des approvisionnements,
    • et il veille à la sureté du fonctionnement du réseau.


Impact environnemental des centrales thermiques 
Sur le site d'une centrale thermique, les émissions de poussières et de gaz nocifs polluent directement l’air. Dans un second temps, ces poussières et la plupart de ces gaz nocifs rejetés dans l'atmosphère retombent au sol avec les précipitations atmosphériques (pluie, neige) ou sous forme de particules sèches, ce qui provoque la pollution des eaux et des sols et nuit à la faune et la flore.

Impact sur l'air
Selon le combustible utilisé et le mode de combustion, les gaz de combustion émis contiennent différentes quantités de polluants.
Les principaux responsables de l'effet de serre sont, par ordre d’importance :
 
    • le dioxyde de carbone (CO2),
    • le méthane (CH4),
    • les chlorofluorocarbures (CFC),
    • l'ozone troposphérique (O3),
    • et l'oxyde de diazote (N2O).

Les mesures visant à limiter les émissions de CO2 consistent avant tout à utiliser des centrales thermiques à haut rendement, comme par exemple celles à cycles mixtes gaz-vapeur ou les centrales produisant à la fois de l'électricité et de la chaleur. D'autres mesures telles le recours aux énergies renouvelables, notamment les usines hydroélectriques visent le même objectif de réduction de CO2.

Impact sur l'eau
Une centrale thermique a besoin d'eau à des fins de réfrigération. Cette eau, une fois réchauffée, est généralement rejetée à faible distance du point de prélèvement.
 Si la centrale ne produit que de l'électricité, on estime que 60 à 80% de l'énergie apportée par le combustible est rejetée sous forme de calories évacuées avec l'eau de refroidissement de la centrale.
 Si la centrale produit de l’électricité mais également de la chaleur (centrale à haut rendement), la quantité d’eau rejetée est plus faible. Selon les conditions locales, les calories ainsi évacuées peuvent entraîner une pollution thermique des eaux de surface, par suite d'une élévation de la température de l'eau.


A SAVOIR : Pour éviter un trop grand échauffement du cours d'eau, un réfrigérant atmosphérique peut être utilisé (réfrigération en circuit ouvert ou fermé) pour y refroidir l'eau avant son rejet dans la rivière.
Ces eaux usées, dont les quantités varient énormément selon la nature du combustible et les conditions d'exploitation de la centrale, peuvent également contenir des matières en suspension (métaux lourds, acides, produits alcalins, ammoniac, huile…).
Le traitement de ces eaux usées est essentiel, et requiert l’usage de procédés physiques, chimiques et thermiques. 

 
Impact pour l'homme et son environnement
Pour l'être humain, les effets néfastes des centrales thermiques peuvent s'exercer soit directement sous l'action des gaz nocifs sur l'organisme (affection des voies respiratoires…), soit indirectement par le biais de la chaîne alimentaire ou des dégradations du cadre de vie.
 Les retombées de polluants peuvent également avoir des effets néfastes sur les forêts, les lacs et les fleuves, susceptibles de conduire à long terme à d'importantes dégradations du paysage.
 La dégradation des paysages est également une conséquence néfaste des centrales thermiques (construction des voies de transport pour acheminer les combustibles et évacuer les résidus…).
Image: 

Newsletter

Découvrez toute l'actualité d'Economie d'Énergie et participez aux débats.



Connectez-vous

Saisissez votre nom d'utilisateur pour economiedenergie.fr.
Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.

×

Newsletter

Découvrez toute l'actualité d'Economie d'énergie et participez aux débats.