
Le bois est la forme d’énergie la plus ancienne que l’homme ait domestiqué. Il peut être utilisé pour la cuisson, pour le chauffage et pour la production d’électricité. L’avantage du bois est son prix plus faible et plus stable que les énergies fossiles.
Avec une production d’environ 9 millions de tep (Mtep - millions de tonnes équivalent pétrole) , le bois est la première source d’énergie renouvelable en France.
Il est considéré comme une énergie renouvelable tant que le volume de bois prélevé ne dépasse pas l’accroissement naturel de la forêt.
Économique et écologique, le bois présente un bon rendement énergétique, s’il est utilisé avec des matériaux performants, notamment les chaudières à bois.
De nombreux éléments participent au développement rapide de ce mode de chauffage.
Il est possible de bénéficier d’un crédit d’impôt de 40% jusqu’à fin 2009 (et de 25% à compter de 2010) pour l’installation d’un système de chauffage utilisant une énergie renouvelable, comme c’est le cas du bois. Il faut pour cela que le système offre un rendement supérieur ou égal à 70%, et que la concentration en monoxyde de carbone soit inférieur ou égale à 0,6%.
L’investissement, bien que lourd au départ, n’est pas vain dans les régions offrant une facilité d’approvisionnement de ce combustible.
90% des ventes d’appareils de chauffage domestique se font avec du bois-bûches, mais on constate un marché croissant des appareils automatiques (avec granulés ou plaquettes).
Avec un bois de bonne qualité et les appareils haut rendement que l’on trouve aujourd’hui, les chaudières manuelles à bûches offrent une combustion plus lente et plus efficace que les chaudières à bois traditionnelles.
Elles distribuent la chaleur par l’intermédiaire du circuit de chauffage central et du ballon d’eau chaude sanitaire.
Elles peuvent être à combustion verticale (rendement d’environ 50%), horizontale (rendement d’environ 60%) ou inversée (rendement d’environ 65%).
Elles se caractérisent par leur tirage qui peut être naturel (soit 80% du marché) ou bien « forcé » à l’aide d’une ventilation de type turbo.
Ces dernières sont plus récentes : elles sont équipées d’une turbine qui introduit l’air de combustion ou d’un extracteur qui aspire les fumées. Cette technique permet de consommer moins de bois et améliore considérablement le rendement des chaudières bois, qui peut alors atteindre les 85%.
Elles sont simples d’utilisation mais de qualité médiocre. Ce sont les appareils les moins chers du marché. La chaleur délivrée n’est pas constante puisqu’elle est intense en début de combustion et plus faible par la suite. Ce type d'appareils convient principalement au chauffage d’appoint.
Le combustible est empilé sur la grille (la «sole») du foyer. Toute la charge s’enflamme alors simultanément. La combustion est difficile à maîtriser et, en général, de médiocre qualité et incomplète.
Elles réduisent le taux d’imbrûlés. Les phases de combustion et de séchage sont dissociées et la combustion a lieu en couches minces. Cela améliore la combustion et réduit le taux d’imbrûlés.
Elles offrent une bonne qualité de combustion. Les flammes se développent au travers de la grille, support du combustible, ou au travers d’une tuyère. Les entrées d’air primaire et secondaire sont distinctes, ce qui améliore encore la qualité de la combustion.
Le rendement de votre appareil de chauffage dépend beaucoup des caractéristiques du combustible que vous utilisez. Suivez les conseils suivants pour bien choisir votre bois.
Les essences de bois sont classées en deux grandes familles selon leur densité :
Les feuillus durs sont les plus appréciés pour le chauffage domestique, à l’exception du châtaignier qui éclate en brûlant.
Les feuillus tendres et les résineux brûlent plus vite. S’ils sont mal stockés, ils se dégradent rapidement. Les résineux sont néanmoins appréciés pour leur montée rapide en température.
Attention : La combustion de bois de mauvaise qualité libère de nombreux polluants. C’est le cas des bois « souillés » issus de récupération (chantiers de démolition, vieux meubles, bois échoués en bord de mer, etc.) qui contiennent des produits toxiques et/ou corrosifs : produits de traitements, vernis, peinture...
Attention : la combustion de bois humide est déconseillée pour diverses raisons :
Nota : évitez d’acheter du bois au poids, car il a tendance à être plus humide
Pour faire sécher votre bois, préférez un local à l’extérieur, sous un abri bûcher ou sous une bâche en laissant les côtés ouverts.
L’hydro accumulation permet des économies de combustible, notamment en demi saison.
Quand vous allumez votre chaudière bois avec un chargement complet, la chaleur produite est directement utilisée pour le chauffage de votre habitation. Grâce à ce système, le surplus d’énergie éventuel sera stocké dans un ballon d’hydro accumulation.
Ce ballon de stockage, généralement d’un volume de 1.000 à 2.000 litres pour une maison de 100 m2 bien isolée, vous servira de source de chaleur dès que la combustion du bois dans la chaudière est terminée.
Le choix de la chaudière associée au ballon d’hydro accumulation déterminera le volume de ce dernier :
Puissance de la chaudière
En premier lieu, il faut déterminer les déperditions de votre habitation. Elles varient en général de 10 kW (pour des maisons bien isolées) à 45 kW (maisons sans isolation). Au delà, il est préférable d’utiliser une chaudière automatique au bois.
Pour choisir la puissance de votre chaudière, deux solutions s’offrent à vous :
Caractéristiques techniques
Votre chaudière devra avoir une combustion horizontale, inversée ou assistée par un ventilateur.
L’expérience montre qu’avec un ballon d’hydro accumulation, certaines de ces chaudières atteignent des rendements de combustion de près de 85%.
Le ballon de stockage
Le volume du ballon, qui peut être compris entre 500 litres et 3m³, est calculé en fonction de l’énergie restituée par la chaudière lors d’une pleine charge. Celui-ci peut varier en fonction de la puissance de la chaudière et de l’autonomie recherchée.
Le dimensionnement du ballon de stockage
Pour une autonomie «courte», le volume V est de :
Pour une autonomie «longue», il sera de :
Grâce à ces chaudières, vous pouvez profiter d’un chauffage complètement automatisé fonctionnant avec des plaquettes ou des granulés. Elles sont facilement intégrables au bâtiment et permettent un cycle programmable à l’avance en fonction des besoins de chauffage.
Les plaquettes sont obtenues à partir du déchiquetage d’arbres, de branches, de tous produits de l’industrie du bois… Elles se présentent sous la forme de rectangle plus ou moins régulier, dont les dimensions sont d’environ 3cm x 1cm x 0,5cm. Le prix de ce combustible est légèrement inférieur au prix des bûches.
Les granulés (appelés également pellets) sont obtenus après compression et agglomération de sciure de bois. Ils se présentent sous la forme de petits cylindres d’environ 5 millimètres de diamètres et 6 à 8 millimètres de longueur. La combustion de granulés est de meilleure qualité que celle de plaquettes.
Les chaudières automatiques sont compactes, à fort pouvoir calorifique et offrent une qualité constante, sans émissions de poussières.
Ces chaudières demandent un investissement plus lourd au départ (retour sur investissement plus long), mais ce sont les plus performantes. Le rendement varie de 80 à 90% (voir plus pour les chaudières les plus performantes) et l’autonomie de un jour à plusieurs mois.
Il est également possible d’opter pour un fonctionnement mixte avec les chaudières à double foyer: un pour le bois, l’autre pour les granulés.
Attention : que vous choisissiez les plaquettes ou les granulés, le silo de stockage (obligatoire) doit être placé au plus près de la chaufferie, facile d’accès (pour l’approvisionnement) et étanche.
L’installation d’une chaudière à bois nécessite une grande attention, du fait de son raccordement au réseau de chauffage central et éventuellement de production d’eau chaude sanitaire.
Outre l’installation de l’équipement dans un local approprié et répondant à certaines exigences, le reste de l’installation (hydraulique, régulation, conduit de fumées) doit être en conformité avec certaines règles indispensables.
Emplacement : les chaufferies bois sont plus encombrantes que les autres chaudières, le local chaufferie doit donc être suffisamment grand pour accueillir tous ses éléments (silo…). De plus, la pièce doit être ventilée et construite en matériaux coupe-feu.
Ventilation de la chaufferie : la ventilation doit être assurée par deux orifices, l’un en ventilation basse (section minimale 3,5dm²) et l’autre en ventilation haute (section minimale 2,5dm²).
Le circuit hydraulique : pour éviter la corrosion de l’appareil, il est conseillé de maintenir la température stable dans la chaudière (température supérieure ou égale à 65°C). Pour cela, vous pouvez installer une vanne de 4 ou 3 voies sur votre circuit hydraulique.
La régulation et la commande : pour vous garantir une température minimale de retour d’eau à 65°C, il est conseillé d’installer une sonde de mesure de température d’eau de retour ainsi qu’un régulateur.
Le conduit de fumée : Le DTU 65.11 (Document Technique Unifié) fixe les conditions techniques de construction des conduits de fumée.
Les règles d'installation en matière de conception hydraulique, de conception et de dimensionnement du conduit de fumée ainsi que l'entretien des chaudières automatiques sont identiques à celles des chaudières manuelles à bûches.
Sources : Journal Chaud Froid Plomberie, ADEME
Utilisée pour se chauffer, la cheminée est appréciée pour son esthétisme et sa convivialité. En matière de chauffage, les cheminées à foyer ouvert sont peu efficace. Leur rendement calorifère ne dépasse pas 10 à 20%. Il vous sera bien sûr possible de rajouter un insert par la suite pour gagner en performance, mais mieux vaut anticiper, si possible, dès la conception de la maison en optant pour une cheminée à foyer fermé, qui dispose d'une vitre ou une porte.
Le foyer fermé chauffe la pièce par rayonnement et par convection, ce qui permet d’augmenter considérablement le rendement de la cheminée, passant de 10-20% pour les cheminées ouvertes à 70-85%. Certains modèles de foyers fermés peuvent être équipés d'un système distribuant l'air chaud dans les différentes pièces grâce à un réseau de gaines souples et d'un ventilateur.
Le bois de chauffage a lui aussi connu des évolutions, et consomme désormais moins de CO2 que la quantité captée par l’arbre au cours de sa pousse.
Si votre logement a été achevé il y a plus de 2 ans, vous pouvez bénéficier d'un crédit d'impôt allant jusqu'à 40% du montant total des dépenses. Pour l'obtenir, le rendement de votre cheminée doit dépasser 70% et devra respecter les normes françaises et européennes (tel est le cas par exemple du label Flamme verte). Ce crédit est valable jusqu'à fin 2009 et sera porté à 25% à partir de 2010, excepté pour les logements achevés avant le 1er janvier 1977 où le taux restera inchangé.
Il existe de nombreux types de poêles avec des procédés de transmission de chaleur variés : le rayonnement, la convection, et le double fonctionnement.
Les conditions d’accès au crédit d’impôt sont les mêmes que pour la cheminée. Pour la fourniture et l'installation de votre poële, vous pouvez bénéficier d'une TVA à 5.5%, si elles sont réalisées par la même entreprise.
Il offre une chaleur par rayonnement, permet de chauffer l’intérieur pendant plus de 10 heures avec seulement 3 heures de chauffe. La chaleur est directement absorbée par les murs et autres mobiliers, permettant à l’air de ne pas se dessécher. Idéal pour les grands espaces, le rendement peut atteindre 90%. Par contre, le poêle est très lourd et difficilement déplaçable. Le choix de l’emplacement doit donc être réfléchi.
Il fait circuler la chaleur en la propulsant vers le haut de l’habitation. Il ne permet cependant pas une excellente circulation de l’air chaud, qui s’accumule surtout en hauteur. De plus, la chaleur produite est plus asséchante que le poêle à accumulation.
Il couple les propriétés des deux systèmes précédents. Il génère plus de chaleur et constitut la solution adoptée par le plus grand nombre.