Espace personnel, Connexion
Newsletter | Faire découvrir le site | F.A.Q.

Le gaz naturel

Gaz naturel
Le gaz naturel incarne aujourd'hui la plus propre des énergies fossiles de par ses qualités intrinsèques. Propre, inodore, incolore, facilement exploitable, bon marché, adaptable à tous les usages et confortable, il se prête en outre à des technologies très performantes.
A retenir !
Le gaz naturel est une énergie primaire principalement constituée de méthane. Il se classe dans la famille des hydrocarbures. Il est naturellement gazeux, incolore et inodore et plus léger que l’air. Il provient de la lente décomposition de micro-organismes végétaux et animaux pendant des millions d’années. Le gaz naturel se situe dans les couches géologiques du sous-sol seul (gisement sec) ou associé au pétrole (gisement mixte).

Un peu d’histoire

A l’étranger

  • En l’an 3000 avant Jésus-Christ, le gaz naturel faisait sa toute première apparition. Au Moyen-Orient, des prêtres sumériens auraient interprété l’existence de "feux éternels" et spontanés comme des présages divins.
  • Les Chinois, quant à eux, auraient découvert des poches de gaz naturel en cherchant des gisements de sel. Ils réussirent à le capter, à le transporter dans des cannes de bambou et à l’utiliser pour sécher le sel, mais aussi pour cuisiner et s’éclairer.
  • Au VIIe siècle après Jésus-Christ, les Japonais furent les premiers à exploiter le gaz naturel et le pétrole, en creusant de véritables puits. Au XIIe siècle, ceux-ci pouvaient atteindre 100 m !

En France et en Europe

  • 1610 : Jan-Baptist Van Helmont, un chimiste flamand, découvre le gaz carbonique. Il définit cet état de matière par le terme "gaz" (tiré du flamand « ghoast » qui signifie « esprit »).
  • Années 1800 : les Européens ne connaissent que le gaz manufacturé.
    Cette invention a été effectuée simultanément par le Français Philippe Lebon et l'Anglais William Murdoch. Elle sert, dans un premier temps, à éclairer les villes.
  • A partir de 1850 : le gaz manufacturé est utilisé pour l'éclairage, la cuisine et le chauffage de l'eau. De nombreuses usines à gaz se construisent.
  • En 1874 : Thomas Edison, invente la lumière électrique sous la forme d'une lampe à incandescence.
    Cette invention marque un coup d'arrêt à l'usage domestique du gaz manufacturé dans le domaine de l'éclairage. De plus, avec la découverte de gisements européens de gaz naturel, le gaz manufacturé est de plus en plus remplacé en tant qu'énergie.
  • 1939 : le premier gisement de gaz naturel est découvert en France, à Saint-Marcet, dans les Pyrénées.
  • 1951 : découverte d’un gisement de gaz naturel à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques.
    Cette date constitue un tournant pour l'industrie gazière française : on passe du gaz manufacturé au gaz naturel.

Il sera nécessaire d'adapter les cuisinières et le chauffage au méthane qui est le principal constituant du gaz naturel. Toutes ces transformations seront assurées par l'entreprise Gaz de France. Depuis 1946, une loi nationalise les entreprises gazières et électriques qui deviennent des services publics. Entre 1970 et 2004, la part du gaz naturel dans le bilan énergétique français est passée de 5 % à 15 %.

La formation et la composition du gaz naturel

La formation du gaz naturel provient de la lente métamorphose de micro-organismes (animaux et végétaux microscopiques) qui constituent le plancton. Ces organismes, déposés au fond des océans en bordure des continents, se sont lentement incorporés aux sédiments pour constituer la roche-mère (ensemble de couches géologiques dans lesquelles se sont formés des hydrocarbures).

formation gaz_naturel_120x8
cliquez pour agrandir

Recouverts sans cesse de nouveaux dépôts, à l'abri de l'oxygène et de la lumière, ils se sont enfoncés dans la terre, avant de connaître des migrations qui les ont conduits vers des « pièges ». Ces structures géologiques ont permis aux hydrocarbures de s'accumuler et de former un gisement.

Mélange gazeux d’hydrocarbures saturés et de composés oxygénés, azotés ou sulfurés, le gaz naturel est essentiellement composé de méthane. Il est :

  • incolore,
  • inodore (le gaz naturel est odorisé par du Tétra Hydro Thiophène (THT) après son extraction, pour le rendre détectable),
  • insipide,
  • plus léger que l’air (sa densité est de 0,61),
  • peu soluble dans l’eau (40 cm³ par litre dans des conditions ordinaires de pression et de température),
  • inflammable.
Pour en savoir plus
www.ademe.fr | www.science.gouv.fr
A retenir !
Si, de tout temps, les hommes ont côtoyé le gaz naturel, ce n'est que dans la période récente qu'ils ont compris l'usage qu'ils pouvaient en faire. Aujourd'hui, l'homme a appris à domestiquer le gaz naturel et à utiliser son énergie dans de nombreux domaines, au travers de multiples usages.

Les atouts du gaz naturel

Dans un contexte d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre liée à la production et la consommation d’énergies, le gaz naturel bénéficie d’atouts non négligeables par rapport aux autres énergies fossiles. Sa composition fait de lui le combustible fossile le moins polluant et un faible émetteur de gaz carbonique CO2.

Une énergie respectueuse de l’environnement

La combustion du gaz naturel produit principalement de la vapeur d’eau et du dioxyde de carbone, comme la respiration humaine. Il émet 20 à 25 % d'oxyde d'azote et de CO2 de moins que le pétrole et 40 à 50 % de moins que le charbon. Sa combustion n’émet quasiment pas de dioxyde de soufre (SO2, responsable des pluies acides), de poussière, de suie ou de fumée : les bâtiments des villes ne sont pas couverts de dépôts noirs et gras.

energie renouvelable_190x127
cliquez pour agrandir

Le gaz naturel peut être associé à d’autres énergies comme l’énergie solaire, pour le plus grand respect de l’environnement.

Une énergie largement disponible

Les réserves de gaz naturel de la planète sont encore importantes. Le développement de technologies d'exploitation innovantes permet de mettre au jour de nouveaux gisements. Ainsi, les réserves disponibles ont été multipliées par 4,6 depuis 1970. On estime qu'elles équivalent à 65 années de production.

Une énergie économique

Les solutions techniques au gaz naturel sont parmi les plus économiques en terme de coût global, tant pour le chauffage, que pour la production d'eau chaude sanitaire ou la restauration professionnelle, sans oublier la climatisation gaz naturel, la traction automobile (GNV) ou la production d'électricité (cogénération). Le gaz naturel permet notamment l'obtention de rendements élevés grâce à des techniques d'utilisation performantes (comme la condensation). Enfin, les équipements fonctionnant au gaz naturel ont une longue durée de vie et demandent peu d'entretien.

Une énergie confortable

Pour le chauffage, elle apporte une chaleur douce et homogène par des radiateurs ou un plancher chauffant à eau chaude. Le chauffage au gaz naturel n'assèche pas l'air, ce qui est beaucoup plus sain pour les voies respiratoires. La chaleur diffusée est plus facile à maîtriser, une bonne régulation permettant par ailleurs d'éviter les brusques montées de température pour réchauffer une pièce.

Pour la cuisson, elle vous procure une énergie réglable au degré près :

  • une cuisson souple et précise,

  • de l’eau chaude en toute circonstance à la bonne température.

Une énergie fiable et sécurisante

  • Le gaz naturel n'est pas toxique.
  • Le gaz naturel est plus léger que l'air. Dans les espaces non-confinés, il se dissipe rapidement.
  • Le gaz naturel est volontairement odorisé pour rendre les fuites détectables.

Une énergie sans stockage

Le gaz naturel n'oblige pas l'utilisateur à réaliser chez lui un stockage coûteux et parfois encombrant : l'énergie est délivrée en continu sur le lieu de consommation.

L’énergie du futur

  • Le carburant gaz naturel pour véhicules : la bicarburation essence/gaz naturel pour allier performance, respect de l’environnement et compétitivité.

  • Les systèmes combinés solaire-gaz naturel : l’énergie solaire peut être le complément idéal d’une installation gaz naturel.

Trois secteurs, trois types d’utilisation

Le gaz naturel est une source d’énergie qui peut être employée dans des domaines divers et variés. Il est principalement employé pour produire du chauffage et de l’électricité. Initialement destiné à l’usage domestique, le gaz naturel a vu ses utilisations s’élargir aux équipements collectifs et à l’industrie.

Secteur résidentiel

Le secteur résidentiel recouvre l'ensemble des logements des particuliers : appartements, immeubles, maisons. Les utilisations domestiques concernent essentiellement :

  • la cuisson : gazinière, four, table de cuisson.
  • la production d’eau chaude sanitaire : chauffe-eau pour le bain, la douche, la vaisselle.
  • le chauffage (individuel ou collectif), le séchage et la climatisation : chaudière et radiateurs, sécheuse, climatiseur.

Secteur tertiaire

Le secteur tertiaire recouvre l'ensemble des collectivités, des commerces et de l'artisanat. Celui-ci implique des utilisations similaires à celles du secteur domestique mais à plus grande échelle, le volume de consommation se situant entre le domestique et l’industriel. Les utilisations tertiaires concernent principalement :

  • la cuisson dans les commerces (fours de boulangerie) ou en restauration collective (cuisines de restaurant, cantines scolaires).
  • la production d’eau chaude sanitaire (pour l’eau des piscines par exemple) et le chauffage dans les bâtiments publics (écoles, hôpitaux) ou privés (hôtels, serres).
  • la climatisation dans les bureaux, les chaînes hôtelières, les centres commerciaux.
  • la production d’électricité et de chaleur (cogénération) dans les piscines, les hôpitaux.
  • le combustible pour véhicule, le Gaz Naturel Véhicule (GNV) pour les transports collectifs (bus) ou les bennes à ordures ménagères.

Secteur industriel

Les usages industriels concernent l’ensemble des entreprises qui exploitent et transforment des matières premières ou produisent des services. Les utilisations industrielles sont de 4 ordres :

  • la production de chaleur dans l’industrie automobile (séchage des peintures), dans l’industrie textile ou dans les papeteries (bains de teinture), dans la métallurgie (bains de traitement).
  • les fours à haute température dans les verreries (cuisson du verre), dans l’industrie agroalimentaire, dans la métallurgie (fusion de certains métaux).
  • l’utilisation du gaz naturel comme matière première dans l’industrie chimique (synthèse de l’ammoniac à partir du gaz naturel, engrais azotés ou autres dérivés organiques).
  • la cogénération dans les industries chimiques, sidérurgiques, dans les papeteries, les sucreries…

La production d’électricité

L'énergie gaz naturel offre également une application inattendue : la production d'électricité. Des procédés tels que les centrales thermiques et la cogénération permettent d'améliorer l'efficacité du gaz naturel dans ce domaine.

Centrales thermiques et cycle combiné

Les centrales thermiques peuvent produire de l'électricité en utilisant le gaz naturel comme combustible. Le gaz naturel chauffe un fluide (souvent de l'eau) qui dégage de la vapeur. La vapeur entraîne un turbo-générateur qui produit de l'électricité.

La cogénération

La cogénération consiste à produire de l'électricité et de la chaleur à partir d'un même combustible. Des systèmes de cogénération peuvent être appliqués aux installations utilisant le gaz naturel, dans l'industrie ou pour les particuliers (micro-cogénération).

Pour en savoir plus
www.science.gouv.fr | www.industrie.gouv.fr/energie

A retenir !
La consommation de gaz naturel est en constante évolution depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La découverte et l'exploitation de nouvelles réserves, ainsi que les progrès réalisés dans le transport par méthanier, ont donné au gaz naturel une envergure mondiale. Transporté par pipelines ou par navires méthaniers, le gaz naturel est stocké dans le sous-sol avant d’être distribué sur le territoire français.

La consommation mondiale et européenne de gaz naturel

Le gaz naturel représente près du quart de la consommation énergétique mondiale : 10 224,6 millions de tep (tonne d’équivalent pétrole) dont 2 420,4 millions de tep de gaz naturel en 2004.

Consommation mondiale de gaz naturel de 1965 à 2004

(en milliards de m3)

 consommation mondiale_gaz_naturel_150

cliquez pour agrandir

Cette consommation a considérablement
augmenté au cours des 30 dernières années.
En 2004, le gaz naturel représente 25 % de
l’énergie mondiale consommée contre 10 % en 1950.

Le gaz naturel représente près du quart de la consommation énergétique mondiale :
10 224,6 millions de tep* dont 2 420,4 millions de tep de gaz naturel en 2004.

* (tonne d’équivalent pétrole)

Cette consommation a considérablement augmenté au cours des 30 dernières années. En 2004, le gaz naturel représente 25 % de l’énergie mondiale consommée contre 10 % en 1950.
Concrètement, les pays industrialisés consomment beaucoup plus de gaz que les pays en développement. 

consommation moyenne de gaz naturel par personne (en tep)

conso moy_par_pers_gaz_naturel_pf

Les principaux pays consommateurs de gaz naturel, en 2000, étaient les Etats-Unis, avec 27,2 % de la consommation totale et la Russie, avec 15,7 %. L’Amérique du Nord et l’ex-Union Soviétique ont consommé ensemble environ 55 % du gaz naturel produit. La part de l’Europe dans la consommation totale de gaz naturel était de 19,1 %.

La prospection et l’exploitation du gaz naturel

La présence d'un ancien bassin de sédimentation, la nature du terrain, la structure du sous-sol peuvent laisser "supposer" la présence d'un gisement d'hydrocarbures. Les géologues partent à la recherche du gaz naturel, guidés par un certain nombre d'indices. Cependant, une part de chance demeure : actuellement, une campagne de prospection a un pourcentage de succès d'environ 1 puit productif pour 5 ou 6 puits forés !

La prospection

La prospection consiste à explorer le sous-sol d'une région à la recherche de structures géologiques susceptibles de contenir des hydrocarbures. La recherche de gisements de gaz naturel est semblable à celle des gisements de pétrole : les techniques de prospection et de forage sont les mêmes.

La mission des géologues est donc de repérer, depuis la surface, les structures-pièges pouvant contenir du pétrole et/ou du gaz naturel. Il existe deux sortes de gisement :

  • les gisements mixtes (pétrole et gaz naturel),
  • les gisements secs (gaz naturel).

L’exploitation

Le forage d'exploration détermine la zone de gisement de gaz naturel et évalue son volume. Si le volume de gaz naturel est suffisant, on lance la phase d'exploitation. Celle-ci consiste à extraire le gaz naturel de la roche-réservoir et à le transporter par les canalisations vers les usines de traitement.
Il existe deux sortes de forages :

  • sur terre : c'est une exploitation « onshore ».
  • en mer : c'est une exploitation « offshore ».

L'exploitation du gisement de gaz naturel s'effectue en deux étapes :
1 - Le perçage de la roche pour atteindre la poche de gaz.
2 - L’extraction du gaz naturel.

tour de_forage_127x190
cliquez pour agrandir

Les réserves de gaz naturel

Les réserves mondiales

Les réserves de gaz naturel sont abondantes. Les estimations continuent d’ailleurs de progresser à mesure que de nouvelles techniques d’exploration ou d’extraction sont découvertes. On distingue deux types de réserves :

  • les réserves prouvées, techniquement et économiquement exploitables à une date donnée,
  • les réserves potentielles, appelées ressources, plus considérables mais inexploitées à ce jour.

Les réserves mondiales de gaz naturel (2004)

 

repartition reserves_gaz_naturel_2004
cliquez pour agrandir

Repartition geo_des_reserves_gaz_pf
cliquez pour agrandir

Les réserves mondiales sont réparties à travers le monde. La Russie et le Moyen-Orient se partagent à eux deux environ les 3/4 des réserves mondiales de gaz naturel.

Les réserves françaises

En France, le plus grand gisement est celui de Lacq avec plus de 5 milliards de m³, soit 3 % environ de l’approvisionnement total de la France. Cette proportion va diminuer en raison du déclin de la production de ce site et de l’augmentation de la consommation de gaz naturel. L’insuffisance de la production française conduit notre pays à se fournir auprès de pays producteurs étrangers.

L’approvisionnement en gaz naturel

L'approvisionnement de la France en gaz naturel permet de constituer une réserve en prévision de la consommation. Cette dernière est en constante augmentation en France et en Europe… les provisions doivent donc être conséquentes.

Le transport et la distribution de gaz naturel, ainsi que les terminaux méthaniers sont régulés par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) chargée de veiller à l’accès transparent et non discriminatoire à ces infrastructures.

L’approvisionnement en France se fait par 5 points d’entrée :

  • 3 points d’entrée terrestres : Loon Plage, Taisnières, Obergailbach,
  • 2 points d’entrée maritimes : les terminaux méthaniers de Montoir de Bretagne et de Fos Tonkin.

Naturellement inodore, le gaz naturel est odorisé à son entrée sur le territoire.

La desserte du gaz naturel en aval du réseau de transport jusqu’aux consommateurs domestiques, tertiaires ou petits industriels s’effectue par les réseaux de distribution qui l’acheminent à basse pression. Le réseau représente aujourd'hui 186 000 km de canalisations desservant 9 200 communes raccordées et couvrant 76 % de la population française. Gaz Réseau Distribution France (GrDF) est chargé de sa construction, de son exploitation et de son développement, en garantissant sa performance industrielle et économique.

Pour en savoir plus
www.industrie.gouv.fr/energie
A retenir !
Du gisement à votre installation intérieure, le gaz naturel suit une chaîne complexe. Une fois repéré puis extrait, il est alors traité, comprimé, souvent liquéfié puis regazéifié, injecté dans le réseau, stocké dans des sites spécifiques, transporté et enfin distribué…
Lorsque le gaz naturel est prêt à la consommation, c'est l'aboutissement d'un long processus !

Le transport du gaz naturel

Une fois extrait puis traité, le gaz naturel peut alors être transporté de différentes manières.

Process gaz_naturel

Par gazoduc

À l'état gazeux, le gaz naturel est transporté dans des canalisations en acier qui peuvent atteindre 1,40 m de diamètre. Afin que le paysage ne soit pas dénaturé, les gazoducs sont enterrés à 1m de profondeur dans le sol (gazoduc souterrain) ou immergés (gazoduc sous-marin). Seules de petites bornes jaunes indiquent la présence de ces canalisations.

Le gaz naturel circule alors à 30 km/h sous l’effet de la différence de pression entre le gisement et les points de consommation. Pour maintenir cette haute pression d’environ 70 bars, des stations de compression sont installées tous les 100 km environ. Un important dispositif de surveillance assure la sécurité des ouvrages et de l’environnement :

  • surveillance pédestre,
  • survol en avion et en hélicoptère,
  • télésurveillance 24 h/24.

Les canalisations subissent un entretien régulier grâce à des pistons racleurs qui nettoient l’intérieur.

Par voie maritime

Si la pose d'un gazoduc sous-marin est impossible, le gaz naturel est liquéfié (GNL). Son volume ainsi diminué de 600 fois, il est transporté par méthanier jusqu'à des terminaux spécifiques. Le GNL y est regazéifié puis injecté dans le réseau de distribution. Avec plus de 31 000 km de canalisations et 27 stations de compression, GRTgaz (gestionnaire de réseau de transport de gaz naturel en France) est l’un des plus importants transporteurs de gaz naturel en Europe. Total Infrastructures Gaz France (TIGF) couvre quant à lui le sud-ouest du territoire français.

Le stockage

Avant d’arriver chez le consommateur, le gaz naturel passe par une phase de stockage (dans des réservoirs souterrains) pour faire face aux fluctuations saisonnières de la demande. En effet, la consommation de gaz naturel varie selon les heures et les saisons. Par exemple, elle est, en moyenne, 5 fois plus importante en janvier qu’en août.

Ainsi, le gaz naturel est stocké dans deux types de réservoirs :

  • le réservoir en nappe aquifère,
  • le réservoir en cavité saline.

A l’intérieur du réservoir, le gaz naturel est isolé de son comburant naturel (l’oxygène de l’air) par plusieurs centaines de mètres de terrain. Il est donc à l’abri d’une inflammation soudaine et protégé de tout accident pouvant survenir en surface.

Le réservoir en nappe aquifère

Un réservoir en nappe aquifère utilise une structure géologique, allant de 400 à 1.200 m de profondeur, semblable à celle d’un gisement :

  • une roche poreuse et perméable (susceptible de contenir du gaz)
  • une roche couverture imperméable.

res sout_en_nappe_aqui_120x
cliquez pour agrandir

On injecte le gaz naturel sous pression qui chasse l’eau et assure l’étanchéité du réservoir vers le bas. Le gaz naturel, de densité moins forte que l’eau, s’installe alors au sommet de la couche réservoir, bien calé sous la roche couverture.

Il faut une dizaine d’années pour remplir entièrement un réservoir car l’injection doit être lente. On peut toutefois retirer du gaz naturel dès la 1re année. Le réservoir est rempli en été et utilisé tout au long de l’hiver pour compléter les approvisionnements.

Le réservoir en cavité saline

res sout_en_cav_sal_120x80
cliquez pour agrandir

Un réservoir en cavité saline est créé dans d’épaisses couches de sel, entre 1 000 et 1 500m de profondeur, sans contrainte de porosité ni de perméabilité. Les cavités salines présentent la particularité de supporter des pressions importantes sans se fissurer mais en se déformant. Le sel est ensuite « lessivé » par injection d’eau.
L’évacuation de la saumure génère de vastes cavités où le gaz naturel est stocké à une pression élevée. Il est soutiré par simple « détente » (opération destinée à abaisser la pression du gaz à une valeur plus faible et constante). Il faut environ 3 ans de lessivage pour une cavité de 200 000 m³. Plusieurs cavités hautes d’une centaine de mètres sont nécessaires pour constituer un stockage.

La France compte 14 sites de stockage souterrains :

  • Gaz de France est gestionnaire de 12 sites répartis sur l’ensemble du territoire français à l’exception du Sud-ouest (9 en nappes aquifères et 3 en cavités salines), représentant un volume total de 106 TWh (79 % des capacités françaises).
  • Total Stockage Gaz France (TSGF) est gestionnaire de 2 sites en nappe aquifère dans le Sud-ouest, représentant un volume utile total de 27 TWh (21% des capacités françaises).

La distribution : des réservoirs à votre habitat

La distribution est le dernier maillon de la chaîne gazière. Elle assure l'alimentation en gaz naturel des particuliers, des entreprises et des collectivités. Le réseau de distribution est l'ensemble des ouvrages constitués principalement de canalisations à moyenne et basse pression, qui assurent l'acheminement du gaz naturel vers les consommateurs. Elle se fait grâce aux réseaux de canalisation.

schema circuit_distribution_120x80
cliquez pour agrandir

Pour passer le gaz naturel dans le réseau de distribution, on doit abaisser sa pression de 70 à 4 bars (moyenne pression). C’est le rôle des postes de détente. Et, enfin, pour être utilisable chez le consommateur, le gaz naturel doit être livré à basse pression : 20 mbar. D’autres postes de détente assurent cette fonction.

Le réseau de distribution représente aujourd'hui 186 000 km de canalisations desservant 9 200 communes raccordées et couvrant 76 % de la population française. GrDF (Gaz Réseau Distribution France) est chargé de sa construction, de son exploitation et de son développement, en garantissant sa performance industrielle et économique.

A retenir !
Le gaz naturel gardera une place de choix dans le mix énergétique de demain parce que ses qualités intrinsèques (léger, soluble, incolore, inodore...) en font un élément important d’une stratégie d’amélioration de l’environnement. Solaire gaz naturel, cogénération, pile à combustible : faites le point !

Le solaire gaz naturel

L'énergie solaire couplée au gaz naturel permet à la fois de préserver les ressources naturelles et de réduire les émissions de gaz carbonique. C'est une des solutions les plus respectueuses de l'environnement.

Le principe

Le solaire est une énergie qui s’associe bien avec les qualités intrinsèques du gaz naturel dans les systèmes de chauffe-eaux : c’est le solaire thermique. L’énergie solaire thermique peut être utilisée directement pour chauffer un fluide, qui sert à la production d’eau chaude sanitaire ou à la production combinée d’eau chaude sanitaire et de chauffage des locaux.

Les équipements disponibles

Le chauffe-eau solaire individuel
Un dispositif simple qui :

  • produit entre 50 et 70 % de l'eau chaude sanitaire nécessaire aux besoins annuels d'une famille,
  • s'installe avec une chaudière gaz naturel à condensation qui assure le relais de la production d'eau chaude, quelles que soient l'heure et la météo.

Le système solaire combiné
Il assure à la fois la production d'eau chaude sanitaire et le chauffage.
Selon la région et la taille de l'installation, il est ainsi possible de couvrir 25 à 60 % des besoins énergétiques annuels d'un foyer. Le couplage d'une chaudière à condensation au gaz naturel permet de pallier les insuffisances du rayonnement solaire et d‘apporter le confort souhaité tout au long de l'année.

Les avantages

La cogénération

La cogénération équipe les industriels et les collectivités. Les industries les plus concernées sont celles dont le process utilise l’eau chaude, la vapeur ou l’air chaud.

Le principe

La cogénération est un procédé qui consiste à produire de la chaleur et de l'électricité à partir d'un combustible. On parle de cogénération gaz lorsque ce système est appliqué à une installation utilisant le gaz naturel comme combustible. C'est notamment le cas des moteurs à gaz ou des turbines à gaz. Cette production combinée permet de réduire les pertes d'énergie de manière significative.

schema cogeneration_gaz_120x80
cliquez pour agrandir

Les avantages

  • Le rendement énergétique des systèmes de cogénération atteignent 80 à 90 %.
  • Une meilleure efficacité énergétique : la cogénération gaz naturel permet de récupérer l'énergie thermique émise lors de la production d'électricité. Cette énergie thermique peut être transformée en électricité par une turbine vapeur. On parle alors de cycle combiné.
  • Une réduction des émissions de gaz à effet de serre : un système de cogénération sur turbine à gaz naturel permet d'économiser de l'énergie et de réduire ainsi les émissions de CO2 dans l'atmosphère de 1/3. Il limite également la poussière et diminue les émissions toxiques de dioxyde de souffre (SO2) et le chlorure d'hydrogène (HCl).

La pile à combustible

La pile à combustible a été utilisée dans l’industrie spatiale pour les fusées Apollo. Elle est expérimentée aujourd’hui aussi bien pour le chauffage et les batteries des téléphones mobiles que pour les transports. Propre et silencieuse, la pile à combustible est particulièrement bien adaptée au contexte urbain où les contraintes environnementales sont les plus fortes.

Le principe

La production d’électricité et de chaleur repose sur une réaction chimique entre l’hydrogène et l’oxygène. La pile à combustible utilise directement l’énergie chimique de l’hydrogène et de l’oxygène. L’hydrogène est obtenu par transformation de tout combustible possédant des atomes d’hydrogène : gaz naturel mais aussi méthanol, essence… L’oxygène est obtenu à partir de l’air. Cette conversion d’énergie chimique en énergie électrique se fait sans combustion, ni production intermédiaire d’énergie mécanique, à la différence des autres systèmes classiques de cogénération qui utilisent des turbines à gaz ou des moteurs.

Les avantages

  • Le rendement énergétique de la pile à combustible est de l’ordre de 80 %.
  • Le processus électrochimique ne génère pas de bruit.
  • Elle n’émet pas de polluants gazeux (monoxyde de carbone, oxyde d’azote, oxyde de soufre), de suies ou de particules.
Pour en savoir plus
www.industrie.gouv.fr
 
Qui sommes-nous ?  |  Mentions légales  |  Contact  |  Contact pro  |  Notre blog  |  plan du site  |  Glossaire  |  © 2010-2013 economiedenergie.fr