
Dans le sens commun, l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement (voir aussi glossaire économie d'énergie).
L'énergie fossile désigne l'énergie que l'on produit à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants : pétrole, gaz naturel et houille. Elles sont présentes en quantité limitée et non renouvelable à l'échelle historique. Leur utilisation est génératrice de déchets polluants pour notre écosystème et des principaux gaz à effet de serre. Elles proviennent de la forêt, des animaux et des micro-organismes préhistoriques qui ont été enfouis sous terre et se sont décomposés au fil du temps. Depuis 150 ans, nous consommons à une allure vertigineuse ce stock qui a mis des millions d’années à se constituer.
Une énergie renouvelable est une source d'énergie qui se renouvelle assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l'échelle de l'homme. Les énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou constants provoqués par les astres, principalement le Soleil (rayonnement), mais aussi la Lune (marée) et la Terre (énergie géothermique). Aujourd'hui, on assimile souvent les énergies renouvelables aux énergies propres, mais il faut a priori les distinguer bien que certaines énergies soient renouvelables et propres.
Le Soleil, principale origine des énergies renouvelables.
Les énergies renouvelables (bois, solaire, hydroélectricité...) proviennent principalement de l'énergie solaire (sauf la géothermie et l'énergie marémotrice). De plus, toutes les énergies renouvelables (sauf l'énergie marémotrice) ont pour origine l'énergie nucléaire naturelle du soleil (par fusion nucléaire) ou de la Terre (par désintégration naturelle des roches de la croûte terrestre).
Le pétrole ou le gaz naturel ne sont pas des énergies renouvelables car il faudrait des millions d'années pour reformer la quantité d'énergie fossile que l'on consomme actuellement. De même, l'énergie nucléaire n'est pas une énergie renouvelable car la réserve d'uranium disponible sur Terre est limitée.
L'énergie éolienne est l'énergie du vent et plus spécifiquement, l'énergie tirée du vent au moyen d'un dispositif aérogénérateur ad hoc comme une éolienne ou un moulin à vent.
L'énergie éolienne peut être utilisée de deux manières :
L’énergie solaire peut être soit utilisée directement pour se chauffer en chauffant de l’eau, soit être convertie en électricité en utilisant des modules « photovoltaïques », qui sont constitués de matériaux qui produisent de l’électricité quand ils sont éclairés.
L'énergie solaire thermique résulte de l'utilisation de capteurs qui transforment l'énergie du rayonnement solaire en chaleur véhiculée par de l'eau. Ce principe est utilisé pour fournir, soit de l'eau chaude sanitaire (chauffe eau solaire), soit encore pour contribuer au chauffage d'une habitation ( plancher solaire). La filière solaire thermique est l'une des filières de production de chaleur renouvelable les plus prometteuses et les plus dynamiques.
On compte trois marchés distincts :
Afin de fixer un ordre de grandeur, 1 m² de capteurs permet d'économiser en métropole en moyenne 0,064 tep par an, soit une quantité d'énergie égale à 800 kWh.
L’énergie solaire photovoltaïque consiste à produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire. La lumière du soleil étant disponible partout, l’énergie photovoltaïque est exploitable aussi bien en montagne dans un village isolé que dans le centre d’une grande ville, et aussi bien dans le Sud de la France que dans le Nord.
Cette énergie solaire est captée grâce aux cellules photovoltaïque. Une cellule photovoltaïque est un composant électronique qui, exposé à la lumière (photons), génère une tension électrique (volt) (cet effet est appelé l'effet photovoltaïque). Le courant obtenu est un courant continu et la tension obtenue est de l'ordre de 0,5 V.
Les cellules photovoltaïques sont constituées de semi-conducteurs à base de silicium (Si), de sulfure de cadmium (CdS) ou de tellure de cadmium (CdTe). Elles se présentent sous la forme de deux fines plaques en contact étroit. Un autre nom est « photo-galvanique ». Ce semi-conducteur est pris en sandwich entre deux électrodes métalliques et le tout est protégé par une vitre.
L’atmosphère joue le rôle d’une serre pour la planète : elle retient sur terre la chaleur du soleil. C’est ce que l’on appelle l’effet de serre. Sans effet de serre, la température de la planète serait de moins 18°C. C’est le dérèglement de ce phénomène naturel qui est à l’origine du réchauffement climatique.
Les énergies fossiles contiennent du carbone. Lorsqu’on les consomme, on libère du gaz carbonique qui change progressivement la composition de l’atmosphère. Sous l’effet du gaz carbonique entre autres, l’atmosphère devient plus « efficace » et retient plus de chaleur : la planète se réchauffe. C’est ce que l’on appelle le changement climatique ou réchauffement climatique.
Depuis le début du siècle, le taux de gaz carbonique a augmenté de 30% à cause de l’activité humaine. D’après les scientifiques, en 2100, la température moyenne sur terre pourrait avoir augmenté de 1,4 à 5,9 °C.
Les gaz à effet de serre sont les gaz contenus dans l’atmosphère qui lui donnent cette propriété. Les gaz à effet de serre sont :
Le dioxyde de carbone est le gaz qui cause plus de la moitié de l’augmentation de l’effet de serre actuellement. Il est lié aux activités humaines qui rejettent 11 kg de CO2 par jour et par habitant.
Les oxydes d'azote (NO et N2O) sont produits naturellement par les eaux et les sols mais la circulation automobile et l’utilisation d’engrais augmentent le dégagement de ce type de gaz.
Le méthane (CH4) est produit par la décomposition de la matière organique (végétaux, animaux…) ainsi que par les fermentations intestinales des ruminants. Les activités humaines (décharges d’ordures en particulier) produisent aussi du méthane. La molécule CH4 est 24 fois plus « nuisible » en termes d’effet de serre que celle de CO2.
Les C.F.C. (chlorofluorocarbones) sont des gaz utilisés comme liquide réfrigérant et surtout comme gaz propulseur des bombes aérosols. Un gramme de C.F.C. est 4.000 fois plus « nuisible » en termes d’effet de serre qu’un gramme de CO2.
Le réchauffement climatique ne signifie pas une augmentation de la température en chaque point du globe mais surtout une nouvelle configuration du climat et donc une importante modification du régime des précipitations, des terres émergées (à cause de l’élévation du niveau des mers) et donc de la répartition des espèces animales.
L’élévation du niveau des mers sera la manifestation la plus flagrante, provoquée principalement par la dilatation thermique de l’eau et par la fonte partielle des calottes de glaces polaires et des glaciers continentaux. La modification du régime des précipitations sera très variable selon les régions. Par exemple, en France il pourrait pleuvoir plus l’hiver et moins l’été. L’enneigement et l’état des glaciers évolueraient ; les courants océaniques comme le Gulf Stream seraient également affectés.
Le problème est que les espèces terrestres risquent de ne pas avoir le temps de migrer ou d’évoluer pour survivre. En effet, la hausse des températures va modifier l’habitat des animaux et des végétaux, ce qui ne permettra plus leur survie sur le lieu de vie initial. Les espèces peuvent se déplacer ou évoluer cela s’est déjà vu auparavant dans l’histoire de la terre… mais pas à la vitesse ou le climat risque d’évoluer.
Le Diagnostic de Performance Énérgétique ou DPE est le diagnostic d'un bâtiment faisant partie du dossier de diagnostic technique.
Il est l'application de la Directive Performance Énergétique des bâtiments. Cette directive tire son origine du protocole de Kyoto. Il doit être fourni part le vendeur immobilier depuis sa mise en application au 1er novembre 2006 pour les ventes de bâtiments existants et sera exigible au 1er juillet 2007 pour les locations. Il est accompagné de recommandations destinées à améliorer cette performance.
Le DPE doit être joint, comme les autres diagnostics immobiliers réglementaires, en annexe à toute promesse de vente, ou à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente. Si la promesse a été passée avant le 1er novembre 2006, le DPE doit être joint à l’acte authentique.
Il est enfin à noter que l’article 271-4 du code de la construction et de l’habitation précise que « l’acquéreur ne peut se prévaloir à l’encontre du propriétaire des informations contenues dans le DPE qui n’a qu’une valeur informative ».
Que dit la loi :
L’article 2 du décret n°2006- 1147 prévoit que le DPE est exigible pour les ventes réalisées depuis le 1er novembre 2006. La combinaison avec les dispositions législatives conduit à dire que le DPE doit être alors joint aux promesses de vente signées à partir de cette date, ou à défaut de promesse, aux actes authentiques de vente. Si une promesse de vente a été signée avant le 1er novembre 2006 et que la signature de l’acte authentique s’effectue après cette date, le diagnostic de performance énergétique (DPE) doit être joint à cet acte.
Obligations et responsabilités des acteurs et Protection de l'acquéreur immobilier (cf décret n° 2006-1114 du 5 septembre 2006).
Articles L 271-1 à L 271-6 du Code de la Construction et de l'Habitation
+ Articles R 271-1 à R 271-4 du Code de la Construction et de l'Habitation
Diagnostiqueur (pour tous les types de diagnostic qui constituent le Dossier de Diagnostic Technique) :
L’article L. 271-6 vise les opérateurs réalisant les états, qui devront répondre à des conditions de compétence, d’indépendance, et de garantie d’assurance.
L'article R.271-1 indique que le diagnostiqueur devra avoir fait certifier ses compétences dans le domaine des investigations qu'il entreprend à partir d'une date définie par arrêté ministériel (1er juillet 2007).
L'article R 272-2 définit les montants minimaux des garanties d'assurance.
L'article R 272-3 précise que le document remis par le diagnostiqueur au propriétaire est un document par lequel il atteste sur l'honneur qu'il est en situation régulière au regard de ses obligations, notamment compétence, indépendance et assurances et qu'il dispose du matériel et personnel nécessaires à l'établissement des diagnostics.
L'article R 272-4 défini les sanctions encourues par les différents acteurs (diagnostiqueur, organisme certificateur, vendeur) pour le non respect de ses obligations. Il s'agit d'une amende prévue pour les contraventions de 5ème classe (1.500 € au plus 3.000 € en cas de récidive si cela est prévu par un règlement).
Pour le vendeur (Cf article R 272-4 ci-dessus) :
L’article L. 271-4 précise également que l’acquéreur ne peut se prévaloir à l’encontre du propriétaire des informations contenues dans le diagnostic de performance énergétique qui n’a qu’une valeur informative.
L’article L. 271-5 prévoit que les durées de validité des différents états seront fixées par un décret qui est en préparation. Il est prévu que la durée de validité du diagnostic de performance énergétique soit de 10 ans, suivant en cela la directive européenne 2002/91.
En bref, il y a une obligation reconnue de délivrer des informations exactes au niveau d'un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), aussi bien de la part du propriétaire cédant (ou mettant le bien en location) que de la part du diagnostiqueur qui ne doit pas avoir de lien d'intérêt avec l'une des parties au contrat.
S'agissant du recours, il ne semble pas qu'il y ait de responsabilité de plein droit aussi ce sera à la personne qui aura subit le dommage d'en apporter la preuve (faute, dommage et lien de cause à effet entre la faute et le dommage) dans une procédure en civil, devant le Tribunal d'Instance ou de Grande Instance (vis à vis du vendeur particulier) ou devant le Tribunal de Commerce (vis à vis du diagnostiqueur ou du vendeur immobilier).
S'agissant du délai, il est au moins équivalent à la durée de validité du Diagnostic de Performance Énergétique (10 ans) sinon en civil, pour rappel, la durée de prescription est de 30 ans.
Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour contacter les chambres syndicales professionnelles :
FIDI (Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier) | AICVF (Association des ingénieurs en climatique, ventilation et froid, climatisation, chauffage) |
9, rue Notre Dame de Lorette 75009 PARIS e-mail : contact@fidi.fr | Tel. 01 53 04 36 10 |
CICF (Chambre des Ingénieurs-Conseils de France) | |
Maison de l'Ingénierie et du Conseil Tel. 01 44 30 49 30 E-mail : cicf@cicf.fr |
Il n'existe pas, à l'heure actuelle de liste nationale de tels organismes de formation. Outre les moyens habituels pour mener votre recherche (annonces publicitaires, annuaires téléphoniques, moteurs de recherche sur Internet..), nous vous invitons à vous rapprocher des fédérations professionnelles de diagnostiqueurs immobiliers (FIDI, FNECI, etc..) qui pourront vous fournir la liste des organismes de formation présents sur ce marché.
Vous pouvez aussi trouver ce type d’informations dans les revues professionnelles du diagnostic immobilier (DIMAG, BATHYSS, etc….).
Vous trouverez ci-dessous quelques organismes de formations amiante/plomb/dpe :
CEBTP | EBTP |
78470 Saint Rémy les Chevreuse | 11, Rue Clément Ader 31140 TOULOUSE-AUCAMVILLE |
ITGA | CESI |
Agence de Paris 15, route des Gardes 92190 MEUDON Tél : 01 49 66 75 75 - Fax : 01 49 66 65 95 | Centre de Paris Arcueil 19/21 rue du 8 mai 1945 94110 Arcueil Tel : 01 49 69 24 24 |
Quant aux dates et temps de formation, cela dépendra de l’organisme et de la formation choisie.
Si vous souhaitez devenir « examinateur DPE » auprès des organismes certificateurs au sens de la norme NF EN ISO/CEI 17 024, nous ne pouvons que vous conseiller de vous rapprocher directement de ces derniers afin de leur faire part de votre candidature. Vous pourrez obtenir la liste complète des organismes concernés qui sont accrédités au sens de cette norme auprès du COFRAC (Comité Français d’Accréditation). Vous pouvez également vous rendre sur leur site Internet http://www.cofrac.fr .
Le « développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland :
« un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
Autrement dit, il s'agit d'affirmer une double identité :
L'environnement apparaît en effet à partir des années 1970 comme un patrimoine mondial essentiel à transmettre aux générations futures et le philosophe Hans Jonas a exprimé cette préoccupation dans son livre Le Principe responsabilité (1979). Au deuxième Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992, la définition Brundtland, axée prioritairement sur la préservation de l'environnement et la consommation prudente des ressources naturelles non renouvelables, sera modifiée par la définition des « trois piliers » qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l'environnement.
On emploie quelquefois en français le terme de développement « soutenable ». La soutenabilité ou la durabilité est le caractère de ce qui respecte le mieux les principes de développement durable.
Le terme de « développement » complète la notion de progrès, qui au XIXe siècle, s'est construite autour du progrès industriel, et qui pouvait avoir des connotations idéologiques (idéologie du progrès).
Au delà de ses aspects communicationnels, le développement durable correspond, avec la mondialisation et l'internet, à une nouvelle vision du monde.
Penser « développement durable » c’est prendre en compte dans ses choix :
Non, chaque action compte. On peut commencer par de toutes petites actions de la vie de tous les jours :
Mais on peut aussi prendre en compte le développement durable pour des grandes décisions :
Partout où l'on se trouve. Chez soi, au travail, en déplacement, en vacances, bref dès lors que nous sommes en contact avec la nature et ceux qui nous entourent. Etre dans une démarche de Développement Durable, c'est une autre façon d'être citoyen. C'est respecter son environnement et celui de ceux qui nous accueillent. C'est par exemple ne pas souiller la nature ou penser que dans certains endroits l’eau peut être rare : là plus qu’ailleurs il faut faire très attention.
Oui, la consommation augmente et avec elle, la production de déchets. Le volume de déchets a augmenté de 10% en 10 ans.
Chaque Français produit en moyenne 353 kg de déchets par an : ça fait plus d’1,4 T pour une famille de 4 personnes !
Dans le processus de gestion des déchets, certains sont recyclés (verre, papier, métaux, certains plastiques…), la matière organique (reste de nourriture, épluchures…) est transformée en compost, le reste est brûlé et dans ce cas on peut récupérer la chaleur émise. Mais, au final, il restera toujours des déchets « ultimes » qui devront être entreposés.
Les déchets sont composés de multiples produits qui ne se traitent pas tous de la même façon. Pour traiter chaque type de déchets de la meilleure manière possible : il faut trier. De nombreuses municipalités mettent en place un tri avec plusieurs poubelles.
Il est évidemment utile de trier ses déchets mais avant tout il faut essayer de diminuer la quantité de déchets que l’on produit ! Pour cela :
Quand on choisit un produit, on choisit aussi :
Certaines actions sont simples :
Cependant, il est très difficile de savoir si les employés sont bien traités ou si la production ne pollue pas l’environnement en regardant un produit sur un rayon… Pour cela, certaines organisations ont mis en place des labels et marques… Elles vérifient ce genre d’informations pour nous : apprendre à les connaître, c’est agir pour le développement durable.
Oui. On constate une accumulation de produits nocifs dans l’air des maisons. Leurs sources sont multiples : produits d’entretien, matériaux de construction, appareils de chauffage, activités humaines (cigarettes)… Ces pollutions ne sont pas toujours graves mais peuvent handicaper les personnes fragiles (enfants en bas âge, personnes âgées…).
On peut :
Oui, l’eau peut également être polluée. De plus c’est une pollution invisible.
Cette pollution est principalement due aux industries et à l'agriculture mais aussi à chacun de nous :
Or 50% de ces polluants échappent au retraitement et se retrouvent dans les cours d’eau et dans la mer.