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Feuille de route énergétique

Jean Louis Borloo a présenté mercredi 3 juin une feuille de route des infrastructures énergétiques pour 2020, répondant aux engagements du Grenelle de l'environnement et du paquet énergie-climat.

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L'objectif est toujours le même : diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à 1990. C'est le fameux « facteur 4 ».
Pour y parvenir, la France mise avant tout sur une réduction de la consommation d’énergie par l’accroissement de la part d’énergies renouvelables, qui devrait atteindre 23% à l’horizon 2020. Cela correspond à une croissance de 120% et à une production globale de 36 Mtep. Toutes les énergies renouvelables seront concernées : « Il faut multiplier par 400 la production du solaire photovoltaïque, par 2 celle de bois-énergie, par 6 la géothermie et par 12 les réseaux de chaleur», a commenté Jean-Louis Borloo. Cela devrait engendrer une diminution des consommations de pétrole, de charbon, et, dans une moindre mesure, de gaz. La consommation d’électricité devrait quant à elle se stabiliser.

La feuille de route se décline en trois documents prospectifs dans les secteurs de l’électricité, le gaz et la chaleur. S elon Jean-Louis Borloo, ces prévisions constituent une « triple révolution énergétique » et « dessine le nouveau monde de l’énergie ».

Dans la Programmation Pluriannuelle des Investissements de production d’électricité (PPI électricité), on attend un déclassement de plus de la moitié des centrales à charbon d’ici 2015. Celles-ci seront remplacées par des centrales à gaz, moins polluantes.

Le Plan Indicatif Pluriannuel des Investissements dans le secteur du gaz (PIP gaz) portera les efforts sur la sécurité d’approvisionnement essentiellement, ce qui se traduira par des investissements dans le domaine du transport, du stockage et des terminaux méthaniers.

Enfin, le secteur de la chaleur verra la part d’énergies renouvelables passer de 16% à 35%. Dans le même temps, la demande devrait diminuer de 25% à 30%.

Toutefois, ces mesures ne font pas l’unanimité. Par exemple, pour Frédéric Marillier, chargé de campagne Energie à Greenpeace France, «Il est impensable de se fixer comme objectif d’augmenter de manière importante la part des renouvelables et les efforts de la maîtrise de la consommation sans réfléchir à la diminution de la part du nucléaire dans le mix français».

 


 
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