
Selon ENERPLAN (l’association professionnelle de l’énergie solaire), le marché du solaire thermique en France métropolitaine a diminué de 15 % en 2009 (il est passé de 313 000 m2 de capteurs vendus en 2008 à 265 000 m2 vendus en 2009). C’est la première baisse que connaît ce secteur depuis 10 ans. Une augmentation du marché collectif a été enregistrée (avec +19 % sur les ventes de chauffe-eau solaires collectifs), mais celle-ci a été insuffisante pour compenser la décroissance du secteur individuel. ENERPLAN explique ce développement du secteur collectif par le soutien du fonds de chaleur et des conseils régionaux.
Marché de capteurs solaires thermiques (en m2) en France depuis 2002 (source: Enerplan)
2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | |
France métropole | 23 400 | 38 900 | 55 000 | 92 300 | 195 700 | 253 000 | 313 000 | 265 000 |
France DOM TOM | 40 530 | 43 410 | 51 100 | 56 100 | 71 800 | 70 000 | 75 000 | |
Total France | 63 930 | 82 310 | 106 100 | 148 400 | 267 500 | 323 000 | 388 000 |
Répartition de l'utilisation des systèmes solaires thermiques en France | |
Important : il ne faudrait surtout pas penser que seules les régions du Sud peuvent réaliser des économies d’énergie grâce au solaire thermique ! En effet, tant qu’il fait jour, il y a rayonnement solaire, même un ciel très nuageux laisse percer les rayons du soleil ! Ainsi, que vous soyez au Nord, au Sud, à l’Est ou à l’Ouest, vous pouvez bénéficier des bienfaits du soleil et alléger votre facture énergétique ! | |
Selon les prévisions d’Eurobserv’ER, la décroissance de 2009 aurait touché l’ensemble du marché européen. En 2010, les industriels et distributeurs de la marque « Ô Solaire » se mobilisent avec la participation des installateurs « Qualisol » et le soutien de l’Ademe, pour lancer une campagne de communication au printemps. De plus, Enerplan a annoncé dans son dossier de presse d'avril 2010 que "le renforcement de la règlementation thermique en 2012 sera un levier pour la pénétration du solaire thermique dans le neuf". Cette association prévoit un marché annuel en 2020 de 2 900 000 m2. Une reprise du marché est donc attendue cette année.
Une des missions de l’ADEME étant de faire la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables dans tous les secteurs d’activité, elle a décidé de mettre en place du programme « Plan Soleil » afin d’accroître le nombre d’installation solaires en France.
Initié en 1999, le Plan Soleil s’appliquait au niveau individuel (installation de chauffe-eau solaire individuel ou de système solaire combiné) et collectif (eau chaude solaire collective).
Le Plan ADEME s’appuyait sur 3 axes :
QUALISOL est une appellation qui vous garantit la qualité d’installation de systèmes solaires chez vous (Chauffe-Eau Solaire Individuel, SSC), grâce à la réalisation d’audits de qualité.
Cette appellation, mise en place par l’ADEME lors de l’instauration du Plan Soleil en 1999, regroupe aujourd’hui plus de 11 500 installateurs répartis sur toute la France (source Qualisol).
Depuis 2006, QUALISOL est géré par l'association Qualit’ENR, structure spécialement créée en janvier 2006, afin de promouvoir l’installation de systèmes à énergies renouvelables. La décision prise par l’ADEME de transférer la propriété et la gestion du label QUALISOL à une association indépendante créée à cet effet (Qualit’ENR) marque son choix d’impliquer les professionnels du solaire thermique dans la réalisation des objectifs ambitieux fixés par la loi sur l’énergie (loi POPE).
QUALISOL n’est pas un dispositif obligatoire, il s’agit en fait d’une démarche volontaire des entreprises qui s'engagent à respecter les « 10 points solaires » de la charte Qualisol.
Pour faciliter l’émergence de ce nouveau marché, un crédit d’impôt a été mis en place.
Le taux de crédit d’impôt a nettement évolué depuis 2005. En effet, il est passé de 15 à 50%. Pour en savoir plus sur les crédit d'impôts consultez notre rubrique aides financières.
| Les résultats du Plan Soleil ont été positifs puisque les objectifs ont même été dépassés en 2004. |
En 2004, les régions les plus performantes en terme de quantité de Chauffe-Eau Solaire Individuel installé n'étaient pas uniquement situées autour du bassin méditerranéen, comme le confirme le tableau ci-dessous :
Région | Quantité de CESI installé en 2004 | Croissance par rapport à 2003 |
Rhône-Alpes | 1.161 | 8% |
Midi-Pyrénées | 909 | - 15% |
Alsace | 745 | - 11% |
P.A.C.A | 700 | 133% |
Languedoc-Roussillon | 480 | - 13% |
Poitou-Charentes | 460 | 161% |
Aquitaine | 447 | 72% |
Lorraine | 363 | 93% |
Pays de Loire | 350 | - 22% |
Bourgogne | 246 | 176% |
Bretagne | 211 | 66% |
Corse | 200 | 50% |
Auvergne | 199 | 55% |
Champagne-Ardennes | 169 | 177% |
Centre | 168 | 140% |
Franche-Comté | 150 | 50% |
Haute Normandie | 127 | 253% |
Basse Normandie | 106 | 165% |
Nord-Pas-de-Calais | 80 | 60% |
Picardie | 74 | 363% |
Ile de France | 72 | - 4% |
Limousin | 65 | 30% |
Découvrez toutes les étapes qui vous permettent de bénéficier d'une énergie propre et indéfiniment renouvelable pour votre eau chaude ou votre chauffage :
Les rayons solaires sont tout d’abord absorbés par les capteurs, composés d’une part de tubes métalliques dans lesquels circule le liquide caloporteur, et d’autre part d’un coffre thermiquement isolé et vitré, qui retient la chaleur du soleil (tout comme le ferait une serre, par exemple).
Un circuit étanche et calorifugé, contenant de l’eau additionnée d’antigel, permet de transporter les calories apportées par le soleil : ces calories réchauffent le liquide qui se trouve au niveau des capteurs, grâce à un échangeur thermique qui cède les calories solaires soit :
Une fois les calories transportées, le liquide primaire se refroidi et repart vers les capteurs, où il est de nouveau chauffé, si l’ensoleillement le permet.
Il se fait soit grâce à un ballon d’eau chaude (aussi appelé ballon tampon), soit grâce à un plancher chauffant.
L’eau chauffée par le soleil peut être restituée soit sous forme d’eau chaude sanitaire (si vous possédez un chauffe-eau solaire, individuel ou collectif), soit grâce à des émetteurs de chaleur, c’est-à-dire des radiateurs ou un plancher basse température.
Il s’agit de l’application la plus simple et la plus répandue. En effet, depuis le lancement du Plan Soleil, près de 30 000 Chauffe-Eau Solaires Individuels (CESI) ont été installés en France.
Principe de fonctionnement d'un chauffe-eau solaire individuel (CESI) :
Le CESI est composé de capteurs solaires et d’un ballon de stockage. La liaison entre le ballon et les capteurs se fait à l’aide de tuyaux calorifugés, par lesquels circule un liquide caloporteur.
D’autres équipements peuvent compléter cette installation, la rendant plus performante :
Enfin, il est recommandé d’associer une énergie d’appoint à votre installation solaire, et ce pour pallier à l’éventuelle insuffisance des rayons solaires pour assurer vos besoins en eau chaude. Il peut s’agir de fioul, de propane, de bois…
En moyenne et selon l’ADEME, pour une famille de 4 personnes qui souhaite couvrir plus de 50% de ses besoins en eau chaude sanitaire grâce au soleil, il faut compter entre 2 et 5,5 m² de capteurs solaires et un ballon de stockage d’environ 200 litres (cela dépendant également de la région habitée).
Selon les régions, un système de chauffage solaire peut couvrir de 25 à 40% de vos besoins annuels de chauffage et d’eau chaude sanitaire (source ADEME). Il existe deux systèmes de chauffage solaire :
Principe de fonctionnement d'un système solaire combiné (SSC) | |
Tout comme le Chauffe-Eau Solaire Individuel (CESI), le Système Solaire Combiné (SSC) se compose de capteurs thermiques et d’un ballon de stockage. En effet, le rayonnement solaire n’étant pas le même tout au long tout de l’année (et même de la journée), il est nécessaire de pouvoir stocker la chaleur accumulée dans un ballon, afin de la restituer au moment voulu. | |
Pour les mêmes raisons, votre système solaire doit être muni d’une énergie d’appoint. Pour cela, deux solutions s’offrent à vous :
D'une manière générale, la surface des capteurs mise en œuvre dans un système solaire combiné varie de 10 à 20 m², pour une couverture des besoins supérieures à 30% (chauffage et eau chaude). Cela revient à compter entre 1 et 1,2 m² de capteurs pour 10 m² de surface habitable.
Ce système est le plus répandu en France, car c’est celui qui procure le plus d’économies d’énergie (source ADEME).
Principe de fonctionnement d'un plancher solaire direct (PSD) | |
Le Plancher Solaire Direct ® est alimenté directement par les capteurs solaires. La chaleur solaire est transportée par un fluide caloporteur qui circule dans le plancher ou réchauffe un ballon d’eau chaude sanitaire grâce à un échangeur. Le liquide caloporteur repart ensuite vers les capteurs, où il est de nouveau chauffé, et ainsi de suite : un vrai cercle vertueux ! | |
Grâce à ce système (dont le rôle est d’émettre mais aussi de stocker la chaleur), vous bénéficiez d’une chaleur uniforme dans toute la pièce ! | |
Comme pour le Chauffe-Eau Solaire Individuel et le Système Solaire Combiné, il est indispensable de coupler votre Plancher Solaire Direct ® à une énergie d’appoint, indépendante ou intégrée (chaudière ou pompe à chaleur). Pour en savoir plus sur l’installation des capteurs pour votre logement, cliquez sur le lien (et rendez-vous sur l'onglet "capteurs")
Le principe du Chauffe-Eau Solaire Individuel peut fort bien s’adapter aux bâtiments collectifs, qu’il s’agisse de logements ou bien de bâtiments tertiaires (hôtels, restaurants…). Pour cela bien sûr le dimensionnement des capteurs sera différent de celui de logements individuels !
Fort de ce constat, nous pouvons déduire que l’utilisation de l’énergie solaire n’est pas un choix judicieux pour tous les secteurs d’activité. Il ne l’est pas, par exemple, pour :
La mise en place de chauffe-eau solaires dans des bâtiments collectifs est plus délicate qu’en logement individuel : en effet, de nombreux paramètres entrent en jeux (le niveau de besoin en eau chaude, la saisonnalité, la qualité des installations existantes…). Il est donc nécessaire de procéder à un diagnostic technique préalable, afin d’optimiser l’installation. En effet, un système solaire performant placé sur un bâtiment dont les installations sont vétustes diminueraient l’efficacité du chauffe-eau solaire, ce qui réduirait par la même occasion les économies d’énergie attendues !
De plus, il est indispensable de prévoir au plus juste possible les besoins en eau chaude sanitaire, et ce pour bien dimensionner les capteurs solaires : en effet, si l’on surdimensionne les capteurs, on réduit la performance de ces derniers, et là encore, on réduit les économies d’énergie.
En général, les capteurs sont dimensionnés de telle sorte qu’ils permettent un taux de couverture des besoins en eau chaude sanitaire de 40 à 60% (une énergie d’appoint assurant le reste de la production) (source ADEME).
Il faut compter entre 3.800 € et 5.800€ (pose incluse) pour un système alliant 3 à 5 m² de capteurs à un ballon de stockage de 200 à 300 litres (installation moyenne pour une famille de 4 personnes).
(10m2 de capteurs, 70m2 de surface chauffée) à appoint indépendant, il faut compter environ 10.000 € pour l'installation solaire (ce chiffre ne prend pas en compte le coût de l’énergie d’appoint).
(20m2 de capteurs, 150m2 de surface chauffée) avec gestion de l'énergie d'appoint par la régulation, le coût peut alors atteindre 20.000 a 25.000 € (appoint compris).
Il est difficile de donner une estimation du coût d’une telle installation, car chaque projet est unique et comporte des variables précises (vétusté des installations existantes ou au contraire construction neuve…).
Seul un diagnostic de votre projet vous permettra de connaître le coût de l’installation solaire.
Une installation solaire thermique vous donne droit à des crédits d'impôts. N'hésitez pas à consultez notre rubrique aides financières pour en connaître les conditions.
source Ademe