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L'éolien français dans le vent ?

Puissance en croissance de 23%, économies de ressources fossiles, réduction des GES : la filière éolienne présente des chiffres encourageants en Europe. Pourtant l’éolien français connaît une crise avec un nombre de raccordements en baisse. Explications.
 
Ce n’est aujourd’hui plus un secret pour personne : le gouvernement en place vise la transition énergétique de la France. Annoncé au peuple français par le Président de la République en personne, c’est aujourd’hui la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie Delphine Batho qui a pris le relais, accompagné dans ses démarches par l’ensemble de l’équipe gouvernementale.
 
Un rôle qu’elle semble prendre très à cœur, dont le déclic peut être selon certains  daté du 15 Septembre 2012 ; date qui correspond à la Conférence Environnementale voulue par François Hollande (voir le debrief ici) mais qui n’a pas eu l’effet escompté vis-à-vis d’une partie des professionnels de l’énergie.  
 
Quels problèmes, Quels obstacles ? 
 
Etonnant paradoxe que de savoir que la filière a le vent en poupe en Europe mais qu’elle est en danger en France. Pour comprendre cette situation, il faut s’intéresser aux obstacles financiers, règlementaires mais aussi écologiques.
 
Financièrement, c’est la sécurisation du tarif d’achat de l’électricité éolienne terrestre qui préoccupe ; un tarif global qui serait déclaré à l’UE et qui protègerait l’Etat contre des recours en remboursement. Pour information, le tarif de rachat de l’électricté produite via l’éolien est aujourd’hui de 82 euros/MWh depuis l’arrêté tarifaire de novembre 2008.
 
Le facteur règlementaire pose un tout autre problème : le temps de production et de mise en exploitation d’une éolienne ; voire d’un parc éolien. Cela s’explique d’une part par le contraste entre certaines régions françaises (notamment à l’Ouest du pays) et le cadre juridique obligeant une région soucieuse d’installer une ferme éolienne à s’adapter à la règle des « cinq mâts » . A ce titre, il y a de bonnes chances que les Zones de Développement Eolien (ZDE) soient prochainement supprimées. Deuxième point règlementaire remis en cause : la longueur des délais d’instruction qui impactent directement sur la mise en production d’une éolienne en France, donc sur sa compétitivité à produire de l’énergie renouvelable. « Il faut aujourd’hui huit ans pour construire une éolienne en France alors qu’il ne faut que quatre dans le reste de l’UE » déclarait Denis Baupin durant le colloque national éolien.
 
Enfin, l’obstacle écologique se mêle finalement avec le cadre juridique autour de la filière. En effet, plus d’un tiers des permis de construire liés à la construction de parcs éoliens sont attaqués. Les raisons sont diverses : nuisances sonores et visuelles ou encore impact du parc sur le paysage.
 
Une première étape consistant à renouer le contact entre les différents acteurs du secteur pour ouvrir un dialogue social constructif a déjà été réalisée. L’ouverture d’un deuxième appel d’offres sur l’installation de sites éoliens off-shore est dans la ligne de conduite du gouvernement qui annonçait il y a quelques mois vouloir « devenir le leader européen des énergies renouvelables maritimes ».
 
Le prochain vote au Sénat sur la simplification règlementaire du cadre juridique lié à l’éolien permettra d’en savoir plus sur l’avenir de la filière éolienne. 
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