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Areva met en arrêt son usine Eurodif

Jeudi 7 juin 2012 : Areva a décidé d'arrêter définitivement l'activité de son usine Eurodif (Rhône-Alpes) après trente ans de service. L'usine Georges-Besse II, qui est située sur le même site industriel remplacera cette dernière.
 
Pourquoi une telle décision ?
 
« La fin d’une aventure »
 
Les salariés de l’usine Eurodif d’Areva l’avouent eux-mêmes « c’est la fin d’une aventure industrielle ». Cette aventure, c’est trente ans de bons et loyaux services effectués à l’usine d’enrichissement d’uranium Eurodif, par près de 800 salariés. Certains (anciens) salariés de l’usine se sont même donné rendez-vous autour d’un café voisin de l’usine afin d’assister à l’arrêt des dernières machines.
 
L’arrêt total de l’activité nucléaire au Japon suite à la catastrophe de Fukushima l’année dernière est sans aucun doute l’une des principales causes de l’arrêt prématuré de l’usine (la fermeture était initialement prévue à l’automne 2012). En effet, les électriciens japonais avaient pris l’habitude de commander de l’uranium à Eurodif, ce qui a impliqué un surplus de stocks jugé « inutile » de la part d’Areva.
 
Place à Georges-Besse II
 
Afin de substituer à l’arrêt de l’activité de l’usine, Areva a décidé de la remplacer par l’usine de Georges-Besse II ; usine située sur le même site industriel de Tricastin mais qui utilise une technologie moins coûteuse et consomme 50 fois moins d’électricité.  C’est la raison pour laquelle Areva avait déjà anticipé la fermeture de l’usine et mis en place un plan de développement de GB2, qui à l’instar d’Eurodif, a pour activité principale l’enrichissement d’uranium.  
 
C’est grâce à la technologie d’enrichissement dite « par centrifugation » que l’usine GB2 permet de réduire les besoins en eau de refroidissement et de consommer moins d’électricité. L’investissement global de la mise en activité totale de l’usine représente un coût de 3 milliards d’euros.
 
Et l’emploi dans tout cela ?
 
Au total, c’est près de 800 emplois qui sont susceptibles de disparaitre suite à la fermeture de l’usine Eurodif. Cependant, Areva a su anticiper la potentielle problématique sociale en affectant près de 150 salariés de l’usine Eurodif à celle de Georges-Besse II, qui compte déjà dans ses rangs 250 salariés.
 
De plus, près de 400 salariés auront la possibilité de partir en retraite anticipée d’ici à dix-huit mois selon Christophe Jeangérard, délégué CFDT d’Areva.
 
Areva estime que l’usine de GB2 atteindra sa puissance maximale en 2016. En attendant, il est nécessaire de débuter les travaux de démantèlement de l’usine ; qui prendront environ deux ans..
 

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