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Conception et rénovation

Que ce soit pour une construction neuve ou pour un projet de rénovation, c’est pendant la phase d’étude du projet que l’on réalise les économies d’énergie les plus notables. Tenir compte de l’environnement, sur le plan de l’isolation, c’est construire avec le climat et non pas contre lui.

LES ÉTAPES
On distingue aujourd’hui huit étapes primordiales de conception :
 
  1. Analyse du terrain, de l’environnement et du climat
  2. Conception d’un dessin avec une compacité de l’habitation et avec une répartition des pièces selon les orientations de façades
  3. Isoler avec beaucoup d’attention afin d’éviter la déperdition de chaleur en hiver mais aussi afin de garder la fraîcheur l’été
  4. Capter le soleil pendant la période de chauffage, tout en se protégeant du rayonnement d’été
  5. Stocker l’énergie dans la masse du bâtiment, amortir les changements de températures à l’aide de l’inertie thermique
  6. Prévoir un renouvellement de l’air, en utilisant une ventilation naturelle ou contrôlée (type VMC)
  7. Favoriser l’éclairage naturel en faisant tout de même attention aux éblouissements et aux surchauffes
  8. Opter pour un chauffage d’appoint non polluant et adapté à votre habitat

Quelques astuces :
    • Les pièces les plus occupées doivent être orientées au sud, les chambres au sud et à l’est pour ainsi profiter du lever de soleil tout en gardant la fraîcheur en fin de journée. Les apports de soleil dans la cuisine doivent être limités pour éviter les surchauffes.
    • Une serre permet un gain de chaleur en hiver.
    • Les espaces n’ayant pas besoin de beaucoup de chaleur doivent être positionnés à l’ouest ou au nord.


L’ISOLATION ET L’HUMIDITÉ 
Une isolation correcte permet d’avoir un environnement sain, ni trop sec ni trop humide.
Pourtant, la plupart des matériaux modernes d’isolation ou les revêtements sont imperméables à la vapeur d’eau, créant ainsi une barrière étanche dans le mur.
Certains sont de très bons régulateurs hygrométriques. Une large épaisseur peut alors exercer les fonctions d’isolation et d’inertie.
Afin d’éviter tout risques de moisissure, une bonne aération est nécessaire, sans toutefois négliger la déperdition énergétique que cela peut entraîner. Il faut donc avoir des murs poreux permettant d’une part l’absorption de la vapeur d’eau qui se trouve en excès dans la pièce, d’autre part sa restitution lorsque l’air de la pièce deviendra sec. 


Isolation des murs :
 
Le pouvoir d’un isolant est assuré par l’air piégé dans les fibres ou micro-bulles. Plus cet air est sec et immobile plus le pouvoir isolant du matériel est isolant.
Un matériel lourd (mur en pierre), même très épais n’est pas forcément un bon isolant. Certes il est agréable en été, car il donne beaucoup de fraîcheur. Néanmoins il est peu agréable en hiver, en raison de sa forte déperdition de chaleur à cette époque de l’année.
La plupart des isolants ont une certification ACERMI (glossaire) qui est donnée par le CSTB (glossaire) qui garantit que l’isolant est performant.
Les critères du CSTB prennent en compte la résistance thermique et les propriétés physiques suivantes (ISOLE) :
 
    • Incompressible
    • Stabilité
    • Comportement à l’eau
    • Traction
    • Perméabilité à la vapeur d’eau

Les murs porteurs

Le choix du matériel pour les murs porteurs est particulièrement important, cela va jouer sur la qualité énergétique et sur le confort thermique d’une habitation. Le bois : recyclable, naturel sain. Une ossature bois aura tout de même besoin d’un binôme (dalles, murs lourds intérieurs) pour offrir une inertie correcte Les blocs en béton alvéolaire (parpaing creux) : un mur en béton doit absolument être complété par une très bonne isolation car c’est un mauvais régulateur hygrométrique. Le béton cellulaire : bonne isolation thermique, acoustique et hygrométrique; il n’y a pas besoin d’isolant complémentaire. De plus, sa protection au feu est excellente. Ayant une faible résistance mécanique, il est indispensable d’avoir une main d’œuvre soignée. Les briques de terre cuite : plus isolantes que le béton, elles doivent néanmoins elles aussi être complétées par un isolant intérieur ou extérieur. La terre crue : excellente qualité hygrométrique et forte inertie. Toutefois, l’isolation n’est pas suffisante, il faut de préférence l’employer pour les murs intérieurs. La pierre : ses qualités thermiques et hygrométriques peuvent se rapprocher de celles de la terre et plus performantes quant à l’inertie.

La rénovation des murs simples

L’isolation des murs simples peut se faire de l’intérieur ou de l’extérieur. L’isolation de l’intérieur : généralement assez coûteuse, puisqu’elle entraîne des travaux supplémentaires (tuyauterie à refaire, équipements à déplacer…). Inconvénient majeur : la persistance des ponts thermiques (glossaire). L’isolation par l’extérieur : présente différents avantages. Elle protège la maçonnerie contre les effets des variations de température, supprime les désordres d’aspect comme la fissuration ou le faïençage ; supprime les défauts d’étanchéité ; augmente l’inertie thermique ; l’isolation du soubassement peut être réalisée de façon simple et surtout elle supprime les ponts thermiques.

Les murs doubles et les murs à cloison de doublage

Les murs doubles sont composés de deux parois d’épaisseur similaire séparées par une lame d’air. Les murs avec cloison de doublage sont composés d’une paroi extérieure porteuse, d’une lame d’air et d’une cloison de doublage intérieure qui peut-être en briques plâtrières recouvertes d’un enduit plâtre, en carreaux de plâtres collés, en planelles de béton enduites au plâtre, en panneaux composites à parement plâtre, ou bien encore en panneaux à base de bois.

Les maçonneries isolantes

Les blocs de béton cellulaire : en général, le fabricant propose également des linteaux armés en béton cellulaire ainsi que des blocs d’angle. Les blocs en béton léger : ce type de maçonnerie se rapproche des maçonneries traditionnelles enduites (K=0,5W/m² °C environ). Mais ils sont généralement réservés à la construction de maisons individuelles. Les blocs à isolation intégrée : selon les procédés, l’isolant est intégré en cours de fabrication ou inséré par la suite. Dans le cas des blocs à isolation intégrée, on aboutit aux blocs multifonctions ; pour les baies, par exemple, des abouts plans pré coupés facilitent la mise en œuvre sur chantier. (K= 0,35 à 0,40W/m²). Les blocs coffrants isolants : du point de vue thermique, ce sont les plus performants. Pourtant, ils présentent des inconvénients dans l’organisation du chantier et dans l’éxécution du coulage du béton.

 
Isolation du toit
L’isolation thermique d’une toiture permet de réaliser des économies d’énergie importantes. Il est recommandé d’isoler les toitures avec au moins deux couches croisées d’isolants, de manière à avoir une épaisseur de 10 à 20cm d’isolant sous la toiture.
Pour isoler la toiture, il y a deux méthodes :

  1. Placer l'isolant dans le plancher
  2. Placer l'isolant sous la toiture, c'est-à-dire rampant

Nous vous conseillons la première solution, qui est plus simple à réaliser

Isolation d'un grenier existant
 
L’isolation du grenier présente plusieurs avantages :
 
    • Diminution des écarts de température été-hiver qui implique une diminution des mouvements du plancher et des risques de fissures qui en découlent
    • Prise en compte de l’inertie thermique du plancher pour l’amélioration du confort d’été

Toiture en pente
 
    • La pose entre chevrons de panneaux ou rouleaux de laine minérale ou végétale est peu coûteuse, mais relativement longue à mettre en place. 
    • La pose d’un isolant en vrac entre chevrons (nécessite une grande hauteur de chevron et l’ajout d’un produit qui fixe l’isolant) 
    • Les panneaux isolants préfabriqués qui regroupent trois éléments constructifs en un : le plafond, l’isolation thermique, le support de couverture. Certes, le prix est plus élevé au niveau de la fourniture mais apporte un gain de temps. 
    • L’isolation de toiture, placée en une ou deux couches croisées sur les chevrons.

ATTENTION : Avec un isolant en laine minérale ou végétale, pensez à placer un pare-vapeur sur la face interne de l’isolant. Dans les régions particulièrement ensoleillées, mieux vaut sur-isoler la toiture pour que la chaleur ne puisse pas rentrer en fin de journée



Isolation des planchers :
L’isolation des planchers de combles perdus est une opération rentable à court terme.
Les planchers à isoler sont ceux situés entre les locaux chauffés et les locaux non chauffés. Il existe des techniques assez simples à mettre en œuvre, peu coûteuses et qui apportent un bon complément à l’isolation des murs.

Isolation verticale extérieure du soubassement

L’isolation par l’extérieur des murs s’arrête en principe à environ 10 cm au-dessus du sol. Dans le cas d’un enduit sur isolant, le système est limité en partie basse par une cornière métallique. S’il s’agit d’un bardage rapporté, les orifices de ventilation de la lame d’air ne sont pas nécessaires en partie basse. On réalise l’isolation de la manière suivante : dégagement du soubassement à la profondeur voulue, application par collage d’un isolant en panneaux peu sensibles à l’humidité ; l’isolation descend de 30 à 40 cm dans le sol, application d’une protection mécanique peu sensible à l’humidité, mise en place d’un drainage, remblaiement au moyen de sable et de graviers dans le cas des drainages. Des précautions importantes sont à prendre : ne pas mettre de barrière pare-vapeur, protection mécanique, l’isolant doit être protégé efficacement contre les chocs, protection des fondations contre les chocs thermiques et le gel en particulier, limitation des poussées ponctuelles dues à la terre en utilisant la contractilité relative à l’isolant, suppression du pont thermique en nez de plancher, possibilité de placer un revêtement étanche à l’eau.

Isolation verticale intérieure du soubassement

Les différents types de soubassement : vide sanitaire, non ventilé accessible et de hauteur suffisante pour pouvoir apporter une isolation périphérique suffisante caves ou sous-sols non enterrés ou très peu dans lesquels on conserve une température minimale et dont les murs peuvent recevoir une isolation par l’intérieur vide sanitaire non ventilé et accessible Soyez attentifs, des précautions importantes sont à respecter : il ne faut pas laisser un isolant à nu, compte tenu des détériorations causées par les rongeurs, après isolation, l’accès au vide sanitaire doit être supprimé, pour les caves ou sous-sol non enterrés, les complexes doivent être posés en partie basse sur une base imputrescible.

Isolation horizontale entre dalle et terre plein

Lors de la mise en œuvre d’une dalle sur terre-plein, on intercale une couche d’isolant à la périphérie du plancher sur 1m, en longeant les murs de façade du bâtiment. Dans le sol, on placera successivement : une couche de sable et de graviers (hérisson), une couche d’étanchéité mince, des panneaux de polystyrène expansé, de polystyrène extrudé, ou de polyuréthane expansé, un pare-vapeur, une dalle armée recouverte d’un revêtement de sol ou d’un carrelage.

Isolation des planchers sur terre-plein

Ce sont des planchers bas, constitués d’une dalle de béton. Le plancher repose à même le sol ou sur une épaisseur de graviers et de sable appelée « hérisson ». Il est recommandé d’isoler le soubassement sur son pourtour en prolongement de l’isolation des murs. Ce système permet de limiter les déperditions et de supprimer le pont thermique du terre-plein. Dans le cas du plancher à refaire, il est possible d’insérer une couche d’isolant sous la dalle définitive en périphérie. Pour contrer les arrivées d’eau, il est possible d’effectuer un drainage ou bien d’interposer un enduit étanche le long des fondations.

Isolation des planchers sur vide sanitaire

Ce sont des planchers bas, séparés du sol par un volume d’air qui peut-être ventilé au moyen d’orifices répartis sur le pourtour, afin de limiter les risques de remontées d’eau des sols humides. Il y a plusieurs cas d’isolation de vide sanitaire : dalles de béton armé ou plancher à poutrelles et hourdis en béton ou terre cuite : le vide sanitaire sous dalle ne peut pas être ventilé planchers à structure bois ou à structure métallique : mieux vaut démonter le plancher pour placer un isolant sous celui-ci. La ventilation du vide sanitaire est alors nécessaire planchers accessibles en sous-face : lorsque la ventilation du vide sanitaire est nulle, on peut envisager l’isolation verticale au pourtour des murs coté intérieur

Isolation des planchers sur cave et sous-sol

Trois cas sont possibles : Cave ou sous-sol enterré Les déperditions d’une cave enterrée peuvent être diminuées sur la majeure partie de sa hauteur ; en limitant l’ouverture des soupiraux ou en prolongeant une isolation par l’extérieur jusqu’à 30cm environ sur les niveaux du sol. Cave ou sous-sol non enterré L’isolant peut être placé à l’intérieur du plancher dans le cas d’un plancher bois démontable. L’utilisation d’isolants projetés n’est valable que si la surface est largement ventilée. Dans le cas de risque de gel ou si l’on veut maintenir une température minimale dans la cave, on isole les murs extérieurs de la cave par l’intérieur ou l’extérieur Cave ou sous-sol semi-enterré Dans ce cas, plusieurs solutions existent : isolation par l’extérieur des murs du rez-de-chaussée, on prolonge l’isolation jusqu’au niveau du sol isolation par l’intérieur des murs du rez-de-chaussée, on isole en sous-face du plancher du rez-de-chaussée ou l’on isole par l’intérieur les murs de la cave

Isolation des planchers en contact avec l'extérieur

Lorsque l’isolation est en contact avec l’extérieur, le plancher est soit une dalle en béton, soit une dalle à poutrelles béton ou métalliques et hourdis en béton ou terre cuite. L’isolation se reporte en sous-face du plancher. Lorsque la sous-face du plancher est inaccessible on procède à l’isolation à l’aide d’un isolant fibro-projeté ou de panneaux composites. En cas d’isolation par l’extérieur, à l’aide d’un enduit sur isolant de l’ensemble des façades, ces mêmes techniques peuvent être appliquées en sous-face de passage ouvert. Cette solution a pour avantage d’augmenter la température superficielle intérieure du plancher améliorant ainsi le confort en hiver. Dans tous les cas, aucune barrière de vapeur n’est nécessaire.

Pose des panneaux en sous-face de plancher

Le plafond du sous-sol doit avoir une surface plane. Les différents matériaux utilisables sont : des panneaux complexes isolant-plaque de plâtre de classe P1 des panneaux composites polystyrène expansé des panneaux rigides de fibres minérales On pose ces panneaux bords à bords sous le plancher. On peut le fixer directement soit par l’intermédiaire de lisses en bois, en métal de 2 à 3cm d’épaisseur.

Isolation par projection en sous-face de plancher

Cette technique s’effectue sur des caves ou sous-sols non enterrés et largement ventilés. Les surfaces à traiter ne doivent pas être soumises aux chocs. Cette technique peut également s’appliquer aux planchers sur passage ouvert. Avant travaux, la surface du plafond doit être dépoussiérée. Il convient de vérifier que sa tenue est suffisante pour supporter de façon durable le poids de la couche isolante.

Isolation d'un plancher en bois

Lorsque l’on a un plancher en bois avec une ossature bois, il est important de vérifier que le soubassement est soit un vide sanitaire ventilé, soit une cave ou un sous-sol non ventilé et enterré. Pour isoler ce type de plancher, il convient de démonter le plancher et d’insérer des panneaux de laines minérales de forte densité. Il ne doit pas y avoir de vide d’air. La barrière pare-vapeur n’est pas nécessaire pour cette technique d’isolation. Dans le cas d’une ossature bois apparente, il est très important de ne pas réduire ou supprimer la ventilation en sous-face.

 
Isolation par les fenêtres :
Le verre est un matériel exceptionnel, permettant une isolation correcte. Toutefois, il faut bien entendu opter pour le double vitrage (si possible à isolation renforcée) puisqu’il a la capacité de réduire de 40% les déperditions de chaleur, les condensations ainsi que la sensation de froid.

L'ASTUCE : En posant des joints souples en caoutchouc ou métalliques sur les bords de vos fenêtres vous pouvez diminuer de 15% vos besoins de chauffage.
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